Du bruit au signal (et inversement)

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Tag - histoire des mathématiques

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dimanche 9 mars 2008

La thèse de Church : hier, aujourd'hui, demain

« La thèse de Church - du nom du mathématicien Alonzo Church - est le principe de base de la calculabilité. Dans sa forme la plus ordinaire, elle affirme que tout traitement réalisable mécaniquement peut être accompli par un ordinateur (plus précisément dans sa forme idéalisée qu'est une machine de Turing). Dans une forme plus élaborée, elle affirme qu'un concept intuitif, la calculabilité effective, coïncide avec un concept formel et mathématique, la calculabilité, défini de plusieurs façons dont on a pu démontrer mathématiquement qu'elles sont équivalentes. » (Wikipedia)

Colloque de philosophie de l’informatique

La thèse de Church : hier, aujourd'hui, demain
Regards croisés de philosophes et de théoriciens du calcul

VENDREDI 11 avril 2008 Centre Sorbonne, amphi. Descartes
Le colloque se déroulera entre 9h30 et 18h45, amphithéâtre Descartes, université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), 17 rue de la Sorbonne, 75005.

Tel qu’appréhendé par l’informatique théorique contemporaine, le calcul n’a plus guère de traits communs avec l’artefact qu’avaient proposé, au début du XXe siècle, les premières théories de la calculabilité (machines de Turing etc) et dans le contexte desquelles la fameuse « Thèse de Church » fut énoncée. Sous le regard contemporain, le calcul diffère de son ancêtre à la fois par ses propriétés (parallélisme, non déterminisme, concurrence), par la multiplicité de ses échelles (calcul sur les réels, fonctionnalité d’ordre supérieur, complexités intermédiaires) et par ses liens avec les sciences de la nature (calcul quantique, bio-calcul). Quel impact ces métamorphoses du calcul ont-elles sur l’horizon fermé, il y a soixante-dix ans, par la thèse de Church ? Qu’impliquent-elles quant à la question ouverte par la « version physique » de la thèse de Church : la nature calcule-t-elle ?

Coordination : Jean-Baptiste Joinet
Participation libre
Plus d'informations ici (intervenants et programme des exposés)

Les fondements des mathématiques


Conférence de Jean-Yves Girard sur Canal-U
le 17/06/2000
La "crise des fondements" s'ouvre en 1897 avec le paradoxe de Burali-Forti, une contradiction dans la toute jeune théorie des Ensembles. Parmi les solutions proposées, le "Programme de Hilbert " (~ 1925) accorde un rôle privilégié à la non-contradiction formelle. Le théorème d'incomplétude de Gödel (1931), qui réfute le programme de Hilbert, a fait le désespoir de tous ceux qui cherchaient une réponse définitive à leurs angoisses fondationnelles. Il a aussi gêné ceux qui cherchaient plus simplement à comprendre la nature des objets mathématiques. Ce n'est qu'avec le développement de l'informatique qu'ont pu se dégager de nouveaux axes de lecture, en rupture de plus en plus nette avec le réductionnisme Hilbertien.

mercredi 27 février 2008

Brouwer : point fixe et intuitionnisme

Anniversaire
« Le mathématicien néerlandais Luitzen Egbertus Jan Brouwer est né le 27 février 1881.
Il est surtout connu pour son travail en topologie, entre autres le théorème du point fixe qui porte son nom.
Il fut avec Henri Poincaré, Hermann Weyl et Arend Heyting l'un des principaux artisans de la théorie des mathématiques intuitionnistes .../... »

Ce courant est à l'origine des différents courants constructivistes modernes en philosophie des mathématiques.

D'après Blog à Maths

mercredi 20 février 2008

History of Lambda-Calculus and Combinatory logic

The formal systems that are nowadays called λ-calculus and combinatory logic were both invented in the 1920s, and their aim was to describe the most basic properties of function-abstraction, application and substitution in a very general setting. In λ-calculus the concept of abstraction was taken as primitive, but in combinatory logic it was defined in terms of certain primitive operators called basic combinators. The present article will sketch the history of these two topics through the twentieth century.
.../...
Seen in outline, the history of λ and CL splits into three main periods:  first, several years of intensive and very fruitful study in the 1920s and ’30s; next, a middle period of nearly 30 years of relative quiet; then in the late 1960s an upsurge of activity stimulated by developments in higher-order function theory, by connections with programming languages, and by new technical discoveries.  The fruits of the first period included the first-ever proof that predicate logic is undecidable.  The results of the second attracted very little non-specialist interest, but included completeness, cut-elimination and standardization theorems (for example) that found many uses later.  The achievements of the third, from the 1960s onward, included constructions and analyses of models, development of polymorphic type systems, deep analyses of the reduction process, and many others probably well known to the reader. The high level of activity of this period continues today.
.../...
By Felice Cardone and  J. Roger Hindley, 2006
To be published in Volume 5 of Handbook of the History of Logic, Editors Dov M. Gabbay and John Woods, Elsevier Co.

Article au format PDF

Voir aussi:
Proofs and Types by Jean-Yves Girard, translated and with appendices by Paul Taylor and Yves Lafont
Cambridge University Press, 1989