L’Université du Luxembourg (Master en
Histoire européenne contemporaine) et le Centre Virtuel de la Connaissance sur
l’Europe (CVCE) ont organisé les 15 et 16
octobre 2009 un Symposium sur le thème « L’histoire contemporaine à l’ère
digitale ». Voici un compte-rendu de cette très intéressante réunion
rédigé à partir de mes notes et tweets. J'ai aussi intégré dans ce texte les
tweets envoyés par Frédéric Clavert,
Marin Dacos et Olivier Le Deuff. Je les remercie
vivement de me permettre d'utiliser leurs messages. Ce compte-rendu un
peu télégraphique doit donc être considéré comme un travail collectif.
Six "lignes de forces" se sont dégagées au cours de ce symposium
:
- les digital
humanities sont extrêmement difficiles à définir. À l'instar du Web 2.0, il
s'agit d'un bouillonnement d'initiatives qu'il n'est pas aisé de caractériser
de manière simple. La très grande variété et la densité des sessions de ce
symposium illustrent parfaitement ce fait en ce qui concerne l'histoire. C'est
une diversité que je n'imaginais pas;
- les nouvelles possibilités et l'immensité des données disponibles peuvent
amener à bouleverser la discipline, mais l'historien doit toujours interpréter
et faire preuve de sens critique, peut-être plus encore d'ailleurs avec le
numérique;
- il est impératif de développer une véritable culture technique dans les
SHS et amener à un travail plus
étroit entre les historiens et les ingénieurs et développeurs;
- de même, il faut développer les expériences conduites entre les historiens,
les bibliothécaires et les archivistes, et impulser une culture du partage des
données et des sources;
- la vérifiabilité et le crédit des sources, la qualité des acteurs se posent
avec une plus grande acuité "à l'ère digitale" et beaucoup d'interventions
se sont fait l'écho de certaines inquiétudes concernant ces problématiques tout
en reconnaissant qu'elles existaient déjà avant Internet;
- la médiatisation de l'histoire doit être repensée. Les rapports de
l'histoire avec les médias traditionnels, les médias pure player, la
muséologie, etc. sont transformés par Internet. L'histoire est aussi un média
sur Internet.
Ma présentation intitulée
Une plate-forme collaborative pour la redocumentarisation
d'un fonds photographique historique est disponible
sur
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