Tag - Web 2.0
samedi 20 mars 2010
Séminaire Folksonomies et tagging
Par Patrick Peccatte le samedi 20 mars 2010, 14:21 - taxonomies
vendredi 10 juillet 2009
Web 2.0 contre Web sémantique : un point de vue philosophique
Par Patrick Peccatte le vendredi 10 juillet 2009, 15:22 - philosophie de l'information
par Luciano
Floridi
traduit de l'anglais par Patrick Peccatte
article original :
Web
2.0 vs. the Semantic Web: A Philosophical Assessment [format PDF]
Résumé
Cet article
développe certaines des conclusions publiées dans Floridi (2007) concernant les
futurs développements des Technologies de l'Information et de la Communication
(TIC) et leur impact sur nos vies. Les deux principales thèses soutenues dans
ce papier sont les suivantes : alors que la société de l'information se
développe, la limite entre connecté et non connecté devient de plus en plus
floue, et lorsqu'il n'existera plus de différence significative, nous allons
progressivement nous re-conceptualiser nous-mêmes non pas comme des cyborgs,
mais plutôt comme des inforgs, c'est-à-dire comme des organismes
informationnels socialement connectés. Dans ce papier, j'examine le
développement de ce qu'on appelle le Web sémantique et le Web 2.0 à partir de
cette perspective et je tente de prévoir leur avenir. En ce qui concerne le Web
sémantique, je soutiens qu'il s'agit d'un projet clair et bien défini, qui, en
dépit de certains points de vue autorisés contraires, ne constitue pas une
réalité prometteuse, et qu'il échouera probablement de la même manière que le
projet de l'Intelligence Artificielle (IA) a échoué dans le passé. Concernant
le Web 2.0, je soutiens que, même s'il est assez mal défini et qu'il lui manque
une claire explication de sa nature et de sa portée, il a la capacité à devenir
un succès (et en effet, c'est déjà un succès dans le cadre du nouveau phénomène
du Cloud Computing), car il tire parti des seuls moteurs sémantiques
disponibles à ce jour dans la nature, nous-mêmes. Je conclus en suggérant
quelles autres modifications nous pourrions attendre dans le futur de notre
environnement numérique.
- Lire l'article : Web 2.0 contre Web sémantique : un point de vue philosophique [format PDF]
- Disponible aussi sur : Slideshare, Scribd, Slideo
Note. Je remercie le professeur Floridi pour m'avoir autorisé à traduire cet article. Pour le lecteur qui ne connaîtrait pas son travail, voici ce qu'en dit Wikipedia :
« Luciano Floridi (né en Rome en 1964) Laurea, Universita' di Roma La Sapienza, M.Phil. and Ph.D. Université de Warwick, M.A. Université d'Oxford) fellow, St Cross College, université d'Oxford, professeur associé de logique et d’épistémologie, département de philosophie, université de Bari. Floridi est un philosophe italien surtout connu comme l'un des plus importants théoriciens de la philosophie de l'information. »
Son blog est ici.
mardi 16 septembre 2008
Une plate-forme sociale pour la redocumentarisation d'un fonds iconographique (preprint)
Par Patrick Peccatte le mardi 16 septembre 2008, 16:26 - documentation
Preprint
de l'article qui sera publié pour la deuxième conférence
Document numérique et Société
les 17 et 18 novembre 2008 - CNAM-Paris - Amphi Abbé Grégoire.
Les usages de partage collaboratif du Web 2.0 ont permis l’apparition de nouveaux modes de traitement de l’information. Dans le domaine de la redocumentarisation de fonds photographiques, différentes pratiques sont apparues dont la plupart font appel aux usagers et témoignent du rapide renouvellement des acteurs documentaires ainsi que de la mutation des outils de traitement. L’article décrit, dans ce contexte de transformation profonde du champ documentaire, le retour d’expérience du projet PhotosNormandie.
Une plate-forme sociale pour la redocumentarisation d'un fonds iconographique (format PDF)
dimanche 30 mars 2008
Mise en scène de photos historiques - la "time machine" du Spiegel Online
Par Patrick Peccatte le dimanche 30 mars 2008, 17:25 - histoire
Il y a quelque temps, le Spiegel Online
a lancé un ambitieux portail collaboratif nommé einestages.de (un de ces jours) pour
"collecter les témoignages de tout un chacun sur des sujets d'histoire
contemporaine afin de constituer une mémoire nationale collective accessible à
tous" (voir par ex. ici).
Le site a récemment mis en place une innovation afin de mieux naviguer dans un
corpus de photos historiques, la Zeitmaschine (Time Machine) qui
permet de naviguer visuellement dans une collection de photos.
Imaginez que vous voguiez dans une navette spatiale à travers l'univers: les
années défilent, et des masses de photos relatives aux événements contemporains
s'affichent. Techniquement, il s'agit d'une application Flash qui fonctionne
plutôt bien si vous disposez d'un ordinateur rapide. Bien entendu, vous pouvez
choisir la date ainsi que la vitesse de défilement des photos à l'aide de la
molette de souris.
Quand on clique sur une photo intéressante, la Time Machine s'arrête
et un bref descriptif de la photo sélectionnée s'affiche.
L'application est visuellement attrayante et ludique mais une photo ne suffit
pas toujours pour plonger de manière significative l'utilisateur dans les
événements contemporains.
L'intérêt de la Time Machine serait encore plus grand si quelques
brèves informations étaient fournies sur un simple clic. Bien sûr, tout le
monde veut maximiser la présentation des pages. Mais dans ce cas, je crains que
l'application ne soit réduite à un gadget ludique et ne soit pas une source
d'inspiration pour découvrir l'histoire contemporaine.
Adapté d'un billet de Martin Kohls sur Eye-blogger (the blog over visual journalism).
Commentaire:
Pour "mettre en scène" un corpus de photos historiques, il me semble qu'il
serait intéressant d'associer ce genre de navigation temporelle à l'aide d'une
échelle de temps et la géolocalisation des photos
sur une carte (pour les images géolocalisables bien entendu). C'est l'idée que
j'ai proposée à la fin de ma présentation
Géolocalisation des images numériques fixes disponible sur Scribd,
Slideshare et Issuu. Il s'agit de généraliser la
géolocalisation en exploitant non plus seulement les coordonnées spatiales d'un
lieu mais les coordonnées spatio-temporelles d'un
événement. J'aimerai avoir le temps d'appliquer cette idée à la
collection PhotosNormandie...
vendredi 7 mars 2008
La Une choisie par ordinateur / Digg bientôt racheté ?
Par Patrick Peccatte le vendredi 7 mars 2008, 14:46 - presse
The Economist commente aujourd'hui le résultat d'une étude
de chercheurs de Hewlett-Packard en
Californie, qui disent être parvenus à modéliser le choix de Une, qui jusqu'ici
dépendait avant tout de l'instinct du rédacteur en chef. Le fameux "news
judgment" cher aux anglo-saxons.
Nouveauté ou info qui plaît? Selon leur modèle, la meilleure stratégie est de
savoir précisément à partir de quel moment, les gens sont fatigués d'une
nouvelle information. Ils ont pour cela étudié le comportement de milliers de
billets sur digg.com minute par minute. Des
nouvelles qui ont ainsi dépassé 350 minutes (presque 6 heures) ne seront
regardées que parce qu'elles sont populaires et non plus parce qu'elles sont
fraîches.
A propos de Digg, selon TechCrunch,
Google et Microsoft s'apprêteraient chacun à faire une offre de rachat autour
de 200 à 220 mlns dls. Des entreprises de média seraient aussi sur les
rangs.
.../...
Par Eric Scherer sur
AFP-Mediawatch
vendredi 22 février 2008
Web 2.0 et propriété documentaire privée
Par Patrick Peccatte le vendredi 22 février 2008, 17:16 - documentation
Je considère pour ma part Flickr uniquement comme un outil permettant d'abord de publier et organiser des images et ensuite de les annoter collectivement. Un album moderne en quelque sorte. Un bel outil, certes, mais rien d'autre qu'un outil que l'on doit pouvoir abandonner pour un autre. Comme un album là encore qui deviendrait usé, fatigué et devrait être remplacé. Ce qui signifie, en poursuivant la comparaison, que les annotations de photos que je souhaite conserver ne doivent en aucun cas figurer sur l'album lui-même, mais au dos de mes photos. Seules les annotations que je juge sans intérêt (il y en a) peuvent être jetées avec l'album. Autrement dit, je dois gérer ce que je considère comme des métadonnées intéressantes en rédigeant une description éventuellement avec l'aide d'annotations éphémères; les métadonnées ainsi rédigées deviennent alors ma propriété documentaire privée, et elles doivent être totalement indépendantes de Flickr.
Pour prendre une autre analogie, Flickr est comparable à une banque à laquelle j'ai confié mes comptes; et bien sûr, j'attends de ce service que je puisse le quitter quand je veux pour un autre établissement en récupérant l'intégralité de mes comptes (images et légendes). C'est pourquoi je n'ai jamais bien compris les questions d'export de métadonnées ou de migration de photos légendées d'une plate-forme à une autre (Zooomr/Flickr par exemple dans ce billet). Une plate-forme qui ne me permet pas de disposer à tout moment de mes images accompagnées de leurs légendes n'a aucun intérêt. Poubelle.
C'est en ce sens que j'ai testé diverses plate-formes au moment du lancement de notre projet PhotosNormandie et que mon choix s'est porté sur Flickr.
Les raison précises sont les suivantes:
Flickr est capable de reconnaitre automatiquement certains champs des standards IPTC et XMP (les légendes "au dos" de mes images):
- Object Name (n° 5) s'affiche en titre, en haut de l'image Flickr
- Caption (n° 120) s'affiche comme description, sous l'image
- Keywords (n° 25), City (n° 90), Province/State (n° 95), Country Name (n° 101) s'affichent comme tags à droite de l'image.
- si l'image contient aussi des informations XMP, celles-ci sont utilisées en lieu et place des informations IPTC correspondantes, exceptées pour les mots-clés (n° 25) qui sont toujours affichés sur Flickr (i.e. les mots-clés XMP ne sont jamais utilisés par Flickr pour une raison qui m'est obscure).
Il existe d'autres solutions pour arriver à un résultat similaire comme celle de la Library of Congress qui maintient un lien entre ses photos sur Flickr et ses notices au format Marc (remarquez sur leurs photos le petit sous-menu “Afficher les tags de programmation” en dessous des tags habituels à droite de la photo).
Parmi les inconvénients de Flickr, qui éventuellement me feraient changer de plate-forme si je trouvais mieux, les plus importants sont:
- le manque de stabilité des URL quand on remplace une image nouvellement légendée
- l'"aplatissement" des champs distincts (mots-clés, ville, pays) dans le fourre-tout que sont les tags
- la non récupération d'autres champs IPTC qu'il serait intéressant d'afficher
(Le titre de ce billet est un clin d'œil à celui de Jean-Michel Salaün, Web 2.0 : accumulation primitive du capital documentaire..?.)
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