« La thèse de Church - du nom du mathématicien Alonzo Church - est le principe de base de la calculabilité. Dans sa forme la plus ordinaire, elle affirme que tout traitement réalisable mécaniquement peut être accompli par un ordinateur (plus précisément dans sa forme idéalisée qu'est une machine de Turing). Dans une forme plus élaborée, elle affirme qu'un concept intuitif, la calculabilité effective, coïncide avec un concept formel et mathématique, la calculabilité, défini de plusieurs façons dont on a pu démontrer mathématiquement qu'elles sont équivalentes. » (Wikipedia)

Colloque de philosophie de l’informatique

La thèse de Church : hier, aujourd'hui, demain
Regards croisés de philosophes et de théoriciens du calcul

VENDREDI 11 avril 2008 Centre Sorbonne, amphi. Descartes
Le colloque se déroulera entre 9h30 et 18h45, amphithéâtre Descartes, université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), 17 rue de la Sorbonne, 75005.

Tel qu’appréhendé par l’informatique théorique contemporaine, le calcul n’a plus guère de traits communs avec l’artefact qu’avaient proposé, au début du XXe siècle, les premières théories de la calculabilité (machines de Turing etc) et dans le contexte desquelles la fameuse « Thèse de Church » fut énoncée. Sous le regard contemporain, le calcul diffère de son ancêtre à la fois par ses propriétés (parallélisme, non déterminisme, concurrence), par la multiplicité de ses échelles (calcul sur les réels, fonctionnalité d’ordre supérieur, complexités intermédiaires) et par ses liens avec les sciences de la nature (calcul quantique, bio-calcul). Quel impact ces métamorphoses du calcul ont-elles sur l’horizon fermé, il y a soixante-dix ans, par la thèse de Church ? Qu’impliquent-elles quant à la question ouverte par la « version physique » de la thèse de Church : la nature calcule-t-elle ?

Coordination : Jean-Baptiste Joinet
Participation libre
Plus d'informations ici (intervenants et programme des exposés)