Du bruit au signal (et inversement)

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vendredi 7 mars 2008

La Une choisie par ordinateur / Digg bientôt racheté ?

The Economist commente aujourd'hui le résultat d'une étude de chercheurs de Hewlett-Packard en Californie, qui disent être parvenus à modéliser le choix de Une, qui jusqu'ici dépendait avant tout de l'instinct du rédacteur en chef. Le fameux "news judgment" cher aux anglo-saxons.
Nouveauté ou info qui plaît? Selon leur modèle, la meilleure stratégie est de savoir précisément à partir de quel moment, les gens sont fatigués d'une nouvelle information. Ils ont pour cela étudié le comportement de milliers de billets sur digg.com minute par minute. Des nouvelles qui ont ainsi dépassé 350 minutes (presque 6 heures) ne seront regardées que parce qu'elles sont populaires et non plus parce qu'elles sont fraîches.
A propos de Digg, selon TechCrunch, Google et Microsoft s'apprêteraient chacun à faire une offre de rachat autour de 200 à 220 mlns dls. Des entreprises de média seraient aussi sur les rangs.
.../...
Par Eric Scherer sur AFP-Mediawatch

Couvertures de magazines

Vous aimez les couvertures de magazines originales, curieuses, belles, laides, rares, etc., le groupe Flickr Cover of a Magazine en collecte plus de 3400.

Nouveaux outils pour les métadonnées des images

The Lossless JPEG Toolbox de Michael Lee propose de nouveaux outils gratuits (pour Windows seulement, désolé) parmi lesquels on peut noter:
  • Lossless Logo pour ajouter un logo à une ou plusieurs images
  • GPSStamper pour insérer sur une image les coordonnées GPS, la localisation, la description IPTC, etc.
  • MetadataMirror pour afficher un ensemble complet de métadonnées embarquées dans une ou plusieurs images (métadonnées Exif, IPTC, XMP, profil ICC, etc.). Le programme est basé sur l'excellent ExifTool de Phil Harvey (télécharger la dernière version et la remplacer dans le dossier d'installation de MetadataMirror).
    Il ne fait rien de plus qu'ExifTool, mais si vous n'aimez pas trop les lignes de commandes ce programme est pour vous...

La philosophie analytique en France

À lire, si l'histoire de la philosophie analytique en France vous intéresse:

jeudi 28 février 2008

Variations sur un symbole américain

première version le 19/02/2008, nouvelles versions: 25/02/2008 puis 28/02/2008

Le dernier film de Brian de Palma, Redacted, est sorti récemment avec des affiches différentes selon les pays, voir sur Cinemovies.
En Angleterre, en Espagne et aux États-Unis, les affiches illustrent des copies revues et corrigées, allusion aux représentations révisées (redacted) de la guerre d'Irak par les médias selon le réalisateur.
L'affiche française par contre est différente; elle figure un fusil fiché en terre et surmonté d'un casque:

Crédit: TFM Distribution

Cette image renvoie à une photo de la collection PhotosNormandie:

Crédit: Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA

Réf. p012614  probablement Omaha, Cricqueville-en-Bessin, Pointe du Hoc, Calvados
Secteur Charlie, le champ de bataille est jonché de petit matériel de guerre. Au premier plan une caisse à bandes de mitrailleuse et à droite un chargeur circulaire (type " camembert "). Au centre de la photo une Vickers K-Gun qui se dresse plantée en terre par le canon, coiffée du casque d'un Rangers américain dont il semble marquer la tombe provisoire.
Pourquoi une arme britannique à cet endroit ?
Le 6 juin pour l'assaut de la pointe du Hoc, 4 Dukw étaient équipés d'échelles (empruntées au London Fire Department), avec au sommet un affût spécial pour 2 Vickers-K-gun (et non de Lewis comme beaucoup le disent), voir ici.
Un Dukw est prévu pour Dog, Easy et Fox Co chaque compagnie fournira le personnel pour " son Dukw " sauf le dernier dont l'équipage provient de toutes les unités.
Lancés depuis le LCT(5) 413, seul 3 DUKW seront "opérationnels" mais ne pourront s'approcher suite aux cratères et à l'affaissement d'une partie de la falaise, toutefois au moins un courageux Ranger le Sgt W Stivison grimpera sous le feu allemand pour utiliser les Vickers contre l'ennemi.
Devant la Pointe du Hoc l'un d'entre eux le N°2 de la E Co est coulé par les tirs des armes légères et 20mm allemands à 06h40, malgré 3 blessés dont un grave (l'équipage complet d'un DUKW "échelle" comprend: un chauffeur, un opérateur d'échelle, un tireur, 4 hommes) ils seront tous secourus.
Serait-ce une de ces armes démontées quelques heures plus tard depuis un des DUKW ?
Date et lieu exact inconnus. Compte tenu des objets présents (arme anglaise et casque de Rangers) la Pointe du Hoc est la localisation la plus vraisemblable, le secteur du Wn 73 ayant été moins visité et photographié.
Montage réalisé par le photographe ou tombe provisoire ?

Le Visitor Center du Normandy American Cemetery and Memorial de Colleville-sur-Mer (Omaha Beach) qui a récemment ouvert ses portes présente un symbole identique mais avec un fusil américain Garand (il s'agit en fait d'une réplique en résine utilisée pour le film Private Ryan):

Crédit: oo_x sur Flickr (licence Créative Commons)
Le panneau explicatif porte en filigrane la photo originelle prise à la Pointe du Hoc.
Voir aussi:
www.flickr.com/photos/aukeandjudy/731533982/
www.flickr.com/photos/andypenn/1304798447/
www.flickr.com/photos/bruno68/937250133/
www.flickr.com/photos/rbjaneite/988167818/
www.flickr.com/photos/ebeany/1473885915/

Ce symbole a été repris dans de nombreux mémoriaux américains.
Voir par exemple la sculpture Final Tribute de Matt Kirby au National D-Day Memorial Foundation (Beford, Viginia):

Crédit: The National D-Day Memorial Foundation

Voir aussi:
Wooster Cemetery, Ohio
Inauguration d'un mémorial de Marines
Tazewell, Claiborne County, Tennessee
Korean War Memorial
Vietnam Veteran's Memorial, Hamden, Connecticut et aussi ici
Nombreux fusils surmontés de casques en mémoire d'une bataille au Vietnam
Flat Top Community Park in West Richland, Washington
Freedom Hill in Michigan
Salinas, Puerto Rico
Milford Memorial, Delaware dédié aux soldats morts en Irak et en Afghanistan
Un autre qui mentionne toutes les guerres où les États-Unis ont été engagés

L'un des reliefs en bronze du World War II Memorial à Washington reprend le motif associé à l'enterrement des soldats morts dans une composition involontairement irrespectueuse:

Crédit: Courtesy from Tiphony on Flickr
Les panneaux en bronze sont décrits dans une vidéo (timeline 07:32 pour notre sujet).

Il existe également quelques figurations similaires adaptées par d'autres pays, comme par exemple le monument aux vétérans de Dunkerque au National Memorial Arboretum en Grande-Bretagne réalisé avec une arme et un casque anglais:

Crédit: the National Memorial Arboretum, Alrewas, Staffordshire
voir aussi ici et

Le motif figure aussi sur la porte d'entrée d'un cimetière et mémorial du LTTE (Mouvement des Tigres de Libération de l'Eelam Tamoul) à Jaffna, Sri Lanka, mais avec des Kalachnikovs...:

Crédit: Courtesy from Ananthan on Flickr (© Tous droits réservés)
Voir aussi ici

Un poster à Regent's Canal, London:

Crédit: emiania sur Flickr (licence Creative Commons)

Un autre poster à Shoreditch, London
Un dessin destiné à un poster

Un graffiti sur un mur à Berlin:

Credit: Courtesy from Eddie Malone on Flickr (© Tous droits réservés)

Une video

Le symbole est abondamment utilisé aux États-Unis dans les Veteran's days et les parades patriotiques ou de "soutien aux troupes":

Crédit: Vince Brown (attila) sur Flickr (licence Creative Commons)
Remarquez l'apparition des bottes.
Voir aussi:
Un mémorial dans l'Ohio
Gravé sur le panneau d'un mémorial au Texas
Memorial day 2007, Oak Street Baptist Church, Graham, Texas
Damascus, Maryland Community Parade
Memorial day 2007

Il existe également sous forme de statuette-mémorial vendue sur Internet:

Crédit: www.bronze-statues.com
voir aussi ici et

Ou sous forme de décalcomanie également vendue sur Internet:

Crédit: www.military-patches.com

Il est utilisé comme logo avec la figuration de la plaque individuelle d'identification des soldats:

Crédit: www.ourfallensoldier.com

Sur un T-shirt:

Crédit: rotntees sur Cafepress

En tatouage:

Crédit: Courtesy from bkm0518 on Flickr (© Tous droits réservés)

On peut rapprocher également un motif semblable mais avec trois fusils, canons vers le haut (ce qui enlève beaucoup de sens au symbole).
Il existe aussi des représentations qui s'en inspirent mais sans la symbolique associée, par exemple une mitrailleuse surmontée d'un casque à Birmingham; l'arme figurée est visiblement ancienne mais en parfait état, pointée vers la ville, munitions engagées, et n'attend que son servant... Il semble difficile de considérer qu'elle procède de la même intention allégorique (merci à François Robinard pour cette remarque).

Et enfin le plus curieux, une sculpture représentant plusieurs AK-47 Kalachnikov canons vers le haut surmontés d'un casque et d'un chérubin, œuvre exposée au National Art Museum of China (Namoc) à Pékin:

Crédit: blake_lennon sur Flickr (licence Creative Commons)
voir aussi ici et

Le motif est donc devenu une sorte de souvenir codifié et ritualisé dans l'armée américaine sous le nom de Fallen Soldier Display ou parfois de Soldier's Cross ou Battlefield Cross:

Memorial Service honors Oregon National Guard Soldier Staff Sgt. Nathaniel Brad Lindsey
Crédit: Oregon Military Department
Voir aussi:
Une cérémonie en Irak
Une autre statue où un soldat agenouillé devant la Soldier's Cross pleure et est réconforté par une petite fille.
Une codification et explication du symbole sur le site GlobalSecurity.org:
"The helmet and identification tags signify the fallen soldier. The inverted rifle with bayonet signals a time for prayer, a break in the action to pay tribute to our comrade. The combat boots represent the final march of the last battle. The beret (in the case of soldiers from airborne units) reminds us that the soldier has taken part in his final jump."

Lire également:
Battlefield Cross also called the Soldier's Cross
Symbol of sacrifice - From tattoos to statues, ‘battlefield cross’ is this war’s iconic image of loss

Wikipedia mentionne que la pratique du Fallen Soldier Display consistant à honorer un soldat mort au combat avec un fusil fiché en terre surmonté d'un casque remonte à la Guerre de Sécession (1861–1865). Cependant, aucune source historique n'est citée.
Il me semble néanmoins que c'est bien la photo prise en 1944 qui est à l'origine de ce véritable symbole mémoriel américain. La fortune de ce motif tient évidemment à la fois au lieu, Omaha, maintes fois glorifié et "point focal" de la Seconde Guerre Mondiale (la "bonne guerre") dans la mémoire américaine, mais aussi à sa simplicité et à sa puissance évocatrice. Le symbole a néanmoins évolué. Il est possible que l'arme fichée en terre et surmontée du casque marquait une tombe provisoire ou tout au moins le lieu où un soldat était tombé. Mais dans le champ de bataille où la composition figurait, elle renvoyait aussi je pense à une sorte d'image d'apaisement après la fureur, l'arme rendue inoffensive, enterrée comme une hache de guerre indienne en temps de paix, contrastant avec les munitions du premier plan. Cette lecture pacifique du motif a pratiquement disparu avec son évolution vers un symbole uniquement commémoratif.
Le champ de bataille et les munitions de premier plan n'existent plus dans les représentations qui suivirent. Le fusil est devenu américain (c'était un fusil-mitrailleur anglais sur la photo de 1944). L'image s'est épurée et codifiée en devenant un symbole multiple:
- collectif dans plusieurs mémoriaux, bien sûr décliné selon les multiples guerres de l'histoire américaine moderne (Corée, Vietnam, Irak, Afghanistan),
- individualisé avec l'apparition des bottes au pied du fusil et parfois de la plaque d'identification du soldat (dog tag); ces figurations où le soldat mort est réduit, voire identifié à sa seule arme personnelle sont quelquefois assez étranges et, osons le dire, laissent mal à l'aise en suggérant un homuncule disproportionné, un ectoplasme martial du soldat disparu,
- artistique ou commercial, sous la forme de pochoirs, posters, graffitis, sculptures, T-shirts, tatouages, ...,  pas toujours du meilleur goût, qui prennent parfois des libertés avec le motif original (l'utilisation presque subversive de Kalachnikov par exemple en lieu et place d'armes typiquement américaines).
L'affiche française de Redacted est donc une version moderne, réalisée avec des équipements actuels, d'une image emblématique d'un fait d'arme devenu symbolique dans l'historiographie militaire américaine. Le sujet du film par contre l'a vidé de sa substance héroïque, elle devient elle-même une image revue et corrigée - redacted.

mercredi 27 février 2008

Brouwer : point fixe et intuitionnisme

Anniversaire
« Le mathématicien néerlandais Luitzen Egbertus Jan Brouwer est né le 27 février 1881.
Il est surtout connu pour son travail en topologie, entre autres le théorème du point fixe qui porte son nom.
Il fut avec Henri Poincaré, Hermann Weyl et Arend Heyting l'un des principaux artisans de la théorie des mathématiques intuitionnistes .../... »

Ce courant est à l'origine des différents courants constructivistes modernes en philosophie des mathématiques.

D'après Blog à Maths

mardi 26 février 2008

The new family of IPTC G2-Standards is publicly available

Lancement officiel aujourd'hui de NewsML-G2 et EventsML-G2
Read the Media Release: "Exchanging News Made Easy with IPTC G2-Standards"

vendredi 22 février 2008

Web 2.0 et propriété documentaire privée

Michel Roland a écrit récemment une série de billets à propos de la récupération difficile des métadonnées d'images sur Flickr: ici, , et encore .
Je considère pour ma part Flickr uniquement comme un outil permettant d'abord de publier et organiser des images et ensuite de les annoter collectivement. Un album moderne en quelque sorte. Un bel outil, certes, mais rien d'autre qu'un outil que l'on doit pouvoir abandonner pour un autre. Comme un album là encore qui deviendrait usé, fatigué et devrait être remplacé. Ce qui signifie, en poursuivant la comparaison, que les annotations de photos que je souhaite conserver ne doivent en aucun cas figurer sur l'album lui-même, mais au dos de mes photos. Seules les annotations que je juge sans intérêt (il y en a) peuvent être jetées avec l'album. Autrement dit, je dois gérer ce que je considère comme des métadonnées intéressantes en rédigeant une description éventuellement avec l'aide d'annotations éphémères; les métadonnées ainsi rédigées deviennent alors ma propriété documentaire privée, et elles doivent être totalement indépendantes de Flickr.
Pour prendre une autre analogie, Flickr est comparable à une banque à laquelle j'ai confié mes comptes; et bien sûr, j'attends de ce service que je puisse le quitter quand je veux pour un autre établissement en récupérant l'intégralité de mes comptes (images et légendes). C'est pourquoi je n'ai jamais bien compris les questions d'export de métadonnées ou de migration de photos légendées d'une plate-forme à une autre (Zooomr/Flickr par exemple dans ce billet). Une plate-forme qui ne me permet pas de disposer à tout moment de mes images accompagnées de leurs légendes n'a aucun intérêt. Poubelle.
C'est en ce sens que j'ai testé diverses plate-formes au moment du lancement de notre projet PhotosNormandie et que mon choix s'est porté sur Flickr.
Les raison précises sont les suivantes:
Flickr est capable de reconnaitre automatiquement certains champs des standards IPTC et XMP (les légendes "au dos" de mes images):
  • Object Name (n° 5) s'affiche en titre, en haut de l'image Flickr
  • Caption (n° 120) s'affiche comme description, sous l'image
  • Keywords (n° 25), City (n° 90), Province/State (n° 95), Country Name (n° 101) s'affichent comme tags à droite de l'image.
  • si l'image contient aussi des informations XMP, celles-ci sont utilisées en lieu et place des informations IPTC correspondantes, exceptées pour les mots-clés (n° 25) qui sont toujours affichés sur Flickr (i.e. les mots-clés XMP ne sont jamais utilisés par Flickr pour une raison qui m'est obscure).
Tout ceci est très simple en fait et nécessite juste de rédiger les légendes à l'aide d'un éditeur IPTC quelconque (il en existe des dizaines dont plusieurs gratuits), puis d'envoyer les images légendées sur Flickr. Pas un gramme d'API Flickr ou autre geekerie (pour le travail collaboratif sur PhotosNormandie j'ai effectivement un peu développé pour me simplifier le travail mais cela n'a rien à voir avec le principe d'appropriation des métadonnées que je viens d'évoquer).
Il existe d'autres solutions pour arriver à un résultat similaire comme celle de la Library of Congress qui maintient un lien entre ses photos sur Flickr et ses notices au format Marc (remarquez sur leurs photos le petit sous-menu “Afficher les tags de programmation” en dessous des tags habituels à droite de la photo).

Parmi les inconvénients de Flickr, qui éventuellement me feraient changer de plate-forme si je trouvais mieux, les plus importants sont:
  • le manque de stabilité des URL quand on remplace une image nouvellement légendée
  • l'"aplatissement" des champs distincts (mots-clés, ville, pays) dans le fourre-tout que sont les tags
  • la non récupération d'autres champs IPTC qu'il serait intéressant d'afficher
Je ne prétends pas que cet usage de Flickr soit représentatif; il correspond juste à ce que j'attends à peu près d'une telle plate-forme.
(Le titre de ce billet est un clin d'œil à celui de Jean-Michel Salaün, Web 2.0 : accumulation primitive du capital documentaire..?.)


SKOS: vers un standard XML/RDF pour représenter les thésaurus et vocabulaires contrôlés

Le W3C a publié hier le premier draft public de SKOS (Simple Knowledge Organization System) primer. Basé sur RDF, ce langage devrait permettre de modéliser la structure et les contenus des thésaurus, plans de classements, taxonomies, folksonomies et vocabulaires contrôlés.
Le document est une mise à jour substantielle d'un guide datant de 2005 et accompagne le document de référence sur le langage qui date de janvier 2008.
Les NewsCodes de l'IPTC, malheureusement encore sous-utilisés, devraient s'exprimer selon ce formalisme quand il deviendra enfin une recommandation (quand ?).

mercredi 20 février 2008

Visual Journalism

Le Web risque d'amplifier un phénomène déjà bien amorçé par la télévision: le rôle grandissant donné à l'image et au visuel, pour communiquer et faire passer l'information.
En gros, dans les médias, jusqu'ici, les photos ou les vidéos servaient d'abord à illustrer un texte. Même à la télévision, le "papier" restait au coeur du travail du journaliste, pour raconter son "histoire". Demain, le texte viendra en second et seulement pour accompagner les images, qui auront la valeur d'une information à part entière, affirme le blog Eye-Blogger, qui défend le concept du "visual journalism".
Il nous permet notamment de découvrir 10 by 10, un site original de flux RSS de photos internationales pour couvrir l'actualité.
.../...
Par Eric Scherer sur AFP-MediaWatch

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