Du bruit au signal (et inversement)

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mardi 3 novembre 2009

La révolution numérique considérée comme une quatrième révolution

par Luciano Floridi
traduit de l'anglais par Patrick Peccatte
[Traduction reprise sur le blog des Humains associés et sur Owni.fr]

article original : The Digital Revolution as a Fourth Revolution

Je remercie Luciano Floridi pour m'avoir autorisé à traduire cet article.
Lire aussi du même auteur l'article Web 2.0 contre Web sémantique : un point de vue philosophique.

Luciano Floridi donnera le 19 novembre 2009 (17h à 19h) une conférence publique intitulée The Fourth Revolution :

Centre de Recherches Interdisciplinaires (CRI) 
Faculté de Médecine, site Cochin Port-Royal
Université Paris Descartes
24, rue du Faubourg Saint Jacques
75014 Paris
(voir l'annonce sur Facebook, sur Calendoc)

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lundi 2 novembre 2009

Contenu généré par les utilisateurs : quelle légitimité ?

Un bref billet paru dans la revue Archimag n° 227, septembre 2009 :

« La question de la légitimité et de la validité des contenus générés par les utilisateurs est bien connue dans les cas de Wikipédia et du journalisme citoyen, mais ne se pose pas dans les mêmes termes lorsque le crowdsourcing est d’envergure bien moindre, le sujet spécialisé et les méthodes différentes. PhotosNormandie est un projet collaboratif actif depuis janvier 2007. Il a pour but d’améliorer la description documentaire de photos historiques sur la bataille de Normandie en utilisant les possibilités de Flickr. Les participants réguliers connaissent tous fort bien le sujet et possèdent de nombreux ouvrages et revues de référence. Ils ont aussi une bonne connaissance locale et familiale de ces événements. Ce sont des amateurs passionnés qui ont développé des compétences pointues. Ce noyau de participants fonctionne comme un comité éditorial informel qui valide les informations proposées. Les critères sont simples. Si une information provient d’une source publiée, on doit la citer. Dans le cas contraire, il est nécessaire de produire des éléments visuels – observation de la photo, autres photos similaires, films, plans, cartes – ou bien d’autres arguments qui proviennent de témoignages directs ou indirects. Enfin, les informations plausibles doivent être explicitement mentionnées comme des hypothèses. 

Le travail collectif effectué tient sa légitimité de la qualité et de la vérifiabilité des résultats obtenus. Il est très facile du reste de comparer les légendes produites avec celles qui figurent sur le site d’origine, qui renferme de nombreuses erreurs. Ce projet, comme tout travail de redocumentarisation, est un work in progress. Il est conduit par des amateurs compétents, organisés collectivement, et qui sont plus soucieux de produire des contenus de qualité que de gloser indéfiniment sur leur légitimité. Les légendes de PhotosNormandie sont d’ailleurs reprises dans certains ouvrages spécialisés. »

Voir aussi le billet plus développé Sur la légitimité des contenus générés par les utilisateurs.

mercredi 28 octobre 2009

Conférences à l'INTD le 6 novembre 2009

Conférences à l'INTD (Institut National des Techniques de la Documentation), vendredi 6 novembre 2009 :

  • 9h30-10h55  Valérie Gouet-Brunet  (CNAM Paris) - L'indexation de collections d'images par analyse de leur contenu visuel
  • 11h05-12h30  Patrick Peccatte  (Soft Experience) - Actualité du traitement de l’image : la redocumentarisation des fonds d’images

INTD-CNAM, Paris, 292 rue Saint Martin (75003), M° Arts et Métiers.
Accès 11, escalier A, étage 3, salle 33

Les personnes désireuses d'assister à ces interventions et qui ne sont pas étudiant(e)s à l'INTD peuvent envoyer un mail à claire.scopsi (at) cnam.fr

mardi 20 octobre 2009

Compte-rendu du symposium "L’histoire contemporaine à l’ère digitale" - Luxembourg, 15 et 16 octobre 2009

L’Université du Luxembourg (Master en Histoire européenne contemporaine) et le Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE) ont organisé les 15 et 16 octobre 2009 un Symposium sur le thème « L’histoire contemporaine à l’ère digitale ». Voici un compte-rendu de cette très intéressante réunion rédigé à partir de mes notes et tweets. J'ai aussi intégré dans ce texte les tweets envoyés par Frédéric Clavert, Marin Dacos et Olivier Le Deuff. Je les remercie vivement de me permettre d'utiliser leurs messages. Ce compte-rendu un peu télégraphique doit donc être considéré comme un travail collectif.

Six "lignes de forces" se sont dégagées au cours de ce symposium  :

  • les digital humanities sont extrêmement difficiles à définir. À l'instar du Web 2.0, il s'agit d'un bouillonnement d'initiatives qu'il n'est pas aisé de caractériser de manière simple. La très grande variété et la densité des sessions de ce symposium illustrent parfaitement ce fait en ce qui concerne l'histoire. C'est une diversité que je n'imaginais pas;
  • les nouvelles possibilités et l'immensité des données disponibles peuvent amener à bouleverser la discipline, mais l'historien doit toujours interpréter et faire preuve de sens critique, peut-être plus encore d'ailleurs avec le numérique;
  • il est impératif de développer une véritable culture technique dans les SHS et amener à un travail plus étroit entre les historiens et les ingénieurs et développeurs;
  • de même, il faut développer les expériences conduites entre les historiens, les bibliothécaires et les archivistes, et impulser une culture du partage des données et des sources;
  • la vérifiabilité et le crédit des sources, la qualité des acteurs se posent avec une plus grande acuité "à l'ère digitale" et beaucoup d'interventions se sont fait l'écho de certaines inquiétudes concernant ces problématiques tout en reconnaissant qu'elles existaient déjà avant Internet;
  • la médiatisation de l'histoire doit être repensée. Les rapports de l'histoire avec les médias traditionnels, les médias pure player, la muséologie, etc. sont transformés par Internet. L'histoire est aussi un média sur Internet.
Ma présentation intitulée Une plate-forme collaborative pour la redocumentarisation d'un fonds photographique historique est disponible sur Scribd ou Slideshare.

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dimanche 11 octobre 2009

L'histoire contemporaine à l'ère digitale - Luxembourg, 15 et 16 octobre 2009

L’Université du Luxembourg (Master en Histoire européenne contemporaine) et le Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE) organisent un Symposium les 15 et 16 octobre 2009 sur le thème L’histoire contemporaine à l’ère digitale.

Je présenterai lors de cette réunion une communication intitulée :

Une plate-forme collaborative pour la redocumentarisation d’un fonds photographique historique.

Programme complet et renseignements sur Calenda.

samedi 12 septembre 2009

Un mécanisme de contrôle balourd sur Flickr

Il arrive fréquemment que l'on souhaite mentionner une ressource Internet quelconque lorsque l'on rédige une description ou un commentaire sur Flickr. Il suffit alors de copier l'URL de la ressource dans la zone de formulaire et l'URL est transformé en lien cliquable lors de la validation. Ce mécanisme tout simple fonctionne la plupart du temps, sauf lorsque Flickr décide que trop de monde fait déjà référence au nom de domaine de l'URL en question. Si d'aventure vous souhaitez faire référence à la page http://pagesperso-orange.fr/turlututu par exemple, Flickr vous mettra en garde avec le message suivant :

Hé ! L'URL que vous avez essayé de publier a déjà été utilisé de manière abusive sur Flickr. Si c'est vous, arrêtez tout de suite ! Si ce n'était pas vous, désolé, mais vous ne pouvez pas publier de lien.

ou en anglais :

Hey! That URL you tried to post has been used for abuse on Flickr before. If that's you, stop it! If that's not you, sorry, but you can't post links to it.

Le blocage est bien effectué sur le nom de domaine et vous ne pourrez pas mentionner non plus la page http://tagada.pagesperso-orange.fr/turlututu.

Pas la peine d'essayer de ruser en écrivant la syntaxe HTML complète de type <a href...>, çà ne marche pas mieux.

On constate d'ailleurs qu'aucun contrôle n'est effectué sur la validité de l'URL (mais je trouve cela normal).

Ce blocage intervient pour éviter les références qui sont considérées comme des spams. Néanmoins, à ma connaissance, Flickr n'a jamais décrit l'algorithme invoqué pour ce blocage. Il semble que la barrière tente de bannir les références à des sites explicitement commerciaux. Les services de partages de photos ipernity, panoramio et picasaweb ne sont pas bloqués, mais fotolia l'est.

Les services de raccourcissement d'URL tinyurl.com, tinylink.com, bit.ly, is.gd, url.ie sont bloqués mais pas minilien.fr, myurl.in, link-ed.in, shorl.com. Il semble dans ce cas comme dans notre exemple pagesperso-orange.fr que seul le nombre de références présentes dans l'ensemble de Flickr soit pris en compte. Mais cette logique du nombre n'explique pas tout car les références aux contenus sur youtube ou dailymotion sont autorisés. Alors ?

Il est bien sûr toujours possible de saisir les URL bloqués sans mentionner le préfixe de protocole http://, mais dans ce cas, le lien n'est plus actif. Pour les projets documentaires où l'on doit très souvent citer d'autres ressources dans la légende d'une photo, ce mécanisme de contrôle est un peu pénible.

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