Du bruit au signal (et inversement)

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 22 février 2008

Web 2.0 et propriété documentaire privée

Michel Roland a écrit récemment une série de billets à propos de la récupération difficile des métadonnées d'images sur Flickr: ici, , et encore .
Je considère pour ma part Flickr uniquement comme un outil permettant d'abord de publier et organiser des images et ensuite de les annoter collectivement. Un album moderne en quelque sorte. Un bel outil, certes, mais rien d'autre qu'un outil que l'on doit pouvoir abandonner pour un autre. Comme un album là encore qui deviendrait usé, fatigué et devrait être remplacé. Ce qui signifie, en poursuivant la comparaison, que les annotations de photos que je souhaite conserver ne doivent en aucun cas figurer sur l'album lui-même, mais au dos de mes photos. Seules les annotations que je juge sans intérêt (il y en a) peuvent être jetées avec l'album. Autrement dit, je dois gérer ce que je considère comme des métadonnées intéressantes en rédigeant une description éventuellement avec l'aide d'annotations éphémères; les métadonnées ainsi rédigées deviennent alors ma propriété documentaire privée, et elles doivent être totalement indépendantes de Flickr.
Pour prendre une autre analogie, Flickr est comparable à une banque à laquelle j'ai confié mes comptes; et bien sûr, j'attends de ce service que je puisse le quitter quand je veux pour un autre établissement en récupérant l'intégralité de mes comptes (images et légendes). C'est pourquoi je n'ai jamais bien compris les questions d'export de métadonnées ou de migration de photos légendées d'une plate-forme à une autre (Zooomr/Flickr par exemple dans ce billet). Une plate-forme qui ne me permet pas de disposer à tout moment de mes images accompagnées de leurs légendes n'a aucun intérêt. Poubelle.
C'est en ce sens que j'ai testé diverses plate-formes au moment du lancement de notre projet PhotosNormandie et que mon choix s'est porté sur Flickr.
Les raison précises sont les suivantes:
Flickr est capable de reconnaitre automatiquement certains champs des standards IPTC et XMP (les légendes "au dos" de mes images):
  • Object Name (n° 5) s'affiche en titre, en haut de l'image Flickr
  • Caption (n° 120) s'affiche comme description, sous l'image
  • Keywords (n° 25), City (n° 90), Province/State (n° 95), Country Name (n° 101) s'affichent comme tags à droite de l'image.
  • si l'image contient aussi des informations XMP, celles-ci sont utilisées en lieu et place des informations IPTC correspondantes, exceptées pour les mots-clés (n° 25) qui sont toujours affichés sur Flickr (i.e. les mots-clés XMP ne sont jamais utilisés par Flickr pour une raison qui m'est obscure).
Tout ceci est très simple en fait et nécessite juste de rédiger les légendes à l'aide d'un éditeur IPTC quelconque (il en existe des dizaines dont plusieurs gratuits), puis d'envoyer les images légendées sur Flickr. Pas un gramme d'API Flickr ou autre geekerie (pour le travail collaboratif sur PhotosNormandie j'ai effectivement un peu développé pour me simplifier le travail mais cela n'a rien à voir avec le principe d'appropriation des métadonnées que je viens d'évoquer).
Il existe d'autres solutions pour arriver à un résultat similaire comme celle de la Library of Congress qui maintient un lien entre ses photos sur Flickr et ses notices au format Marc (remarquez sur leurs photos le petit sous-menu “Afficher les tags de programmation” en dessous des tags habituels à droite de la photo).

Parmi les inconvénients de Flickr, qui éventuellement me feraient changer de plate-forme si je trouvais mieux, les plus importants sont:
  • le manque de stabilité des URL quand on remplace une image nouvellement légendée
  • l'"aplatissement" des champs distincts (mots-clés, ville, pays) dans le fourre-tout que sont les tags
  • la non récupération d'autres champs IPTC qu'il serait intéressant d'afficher
Je ne prétends pas que cet usage de Flickr soit représentatif; il correspond juste à ce que j'attends à peu près d'une telle plate-forme.
(Le titre de ce billet est un clin d'œil à celui de Jean-Michel Salaün, Web 2.0 : accumulation primitive du capital documentaire..?.)


SKOS: vers un standard XML/RDF pour représenter les thésaurus et vocabulaires contrôlés

Le W3C a publié hier le premier draft public de SKOS (Simple Knowledge Organization System) primer. Basé sur RDF, ce langage devrait permettre de modéliser la structure et les contenus des thésaurus, plans de classements, taxonomies, folksonomies et vocabulaires contrôlés.
Le document est une mise à jour substantielle d'un guide datant de 2005 et accompagne le document de référence sur le langage qui date de janvier 2008.
Les NewsCodes de l'IPTC, malheureusement encore sous-utilisés, devraient s'exprimer selon ce formalisme quand il deviendra enfin une recommandation (quand ?).

mercredi 20 février 2008

Visual Journalism

Le Web risque d'amplifier un phénomène déjà bien amorçé par la télévision: le rôle grandissant donné à l'image et au visuel, pour communiquer et faire passer l'information.
En gros, dans les médias, jusqu'ici, les photos ou les vidéos servaient d'abord à illustrer un texte. Même à la télévision, le "papier" restait au coeur du travail du journaliste, pour raconter son "histoire". Demain, le texte viendra en second et seulement pour accompagner les images, qui auront la valeur d'une information à part entière, affirme le blog Eye-Blogger, qui défend le concept du "visual journalism".
Il nous permet notamment de découvrir 10 by 10, un site original de flux RSS de photos internationales pour couvrir l'actualité.
.../...
Par Eric Scherer sur AFP-MediaWatch

History of Lambda-Calculus and Combinatory logic

The formal systems that are nowadays called λ-calculus and combinatory logic were both invented in the 1920s, and their aim was to describe the most basic properties of function-abstraction, application and substitution in a very general setting. In λ-calculus the concept of abstraction was taken as primitive, but in combinatory logic it was defined in terms of certain primitive operators called basic combinators. The present article will sketch the history of these two topics through the twentieth century.
.../...
Seen in outline, the history of λ and CL splits into three main periods:  first, several years of intensive and very fruitful study in the 1920s and ’30s; next, a middle period of nearly 30 years of relative quiet; then in the late 1960s an upsurge of activity stimulated by developments in higher-order function theory, by connections with programming languages, and by new technical discoveries.  The fruits of the first period included the first-ever proof that predicate logic is undecidable.  The results of the second attracted very little non-specialist interest, but included completeness, cut-elimination and standardization theorems (for example) that found many uses later.  The achievements of the third, from the 1960s onward, included constructions and analyses of models, development of polymorphic type systems, deep analyses of the reduction process, and many others probably well known to the reader. The high level of activity of this period continues today.
.../...
By Felice Cardone and  J. Roger Hindley, 2006
To be published in Volume 5 of Handbook of the History of Logic, Editors Dov M. Gabbay and John Woods, Elsevier Co.

Article au format PDF

Voir aussi:
Proofs and Types by Jean-Yves Girard, translated and with appendices by Paul Taylor and Yves Lafont
Cambridge University Press, 1989

mardi 19 février 2008

Imprimeur, compositeur, gestionnaire de “contenus en ligne” : le retour du libraire/imprimeur

Le groupe Jouve vient d’annoncer le rachat de la société américaine Publishing Dimensions, “acteur de référence dans la gestion de projets « ebook »” (livrels).
Une nouvelle illustration des liens organiques entre l’édition, qui gère de la propriété intellectuelle avec des porte-feuilles de contrats, les techniciens traditionnels des “arts de la lisibilité” (typographie, photogravure, mise en page, impression, façonnage) et les systèmes de diffusion/distribution (librairie) : Jouve propose aux éditeurs son intermédiation en “gestion, (…) conversion et (…) distribution de contenus multimédias et multisupports” pour “valoriser et (…) commercialiser leur fonds”.
.../... Par Alain Pierrot sur APSED

Des anciens d’Apple s’apprêtent à lancer Fotonauts

Une équipe de cinq anciens ingénieurs logiciels d’Apple, menée par un ancien dirigeant d’Apple Jean-Marie Hullot, ont travaillé sur un nouveau produit bureau/web en rapport avec la photograpghie depuis 2006. La startup se nomme Fotonauts, et le site sera lancé d’ici deux mois. La société se trouve à Paris.
.../...
Rédigé par Michael Arrington (adaptation: Ouriel Ohayon) sur TechCrunch

- page 17 de 20 -