Le projet PhotosNormandie que j'ai
brièvement décrit dans un
précédent billet a maintenant un peu plus d'un an, et nous commençons à
bien connaitre les 2763 photos qui constituent cette collection en cours de
redocumentarisation. Au delà de l'amélioration des légendes individuelles
de chaque photo, il est intéressant d'examiner, comme pour tout travail
documentaire, la collection dans son ensemble. Nous pensons que ces photos
mériteraient ainsi d'être analysées globalement pour:
- les mettre en relation entre elles ainsi qu'avec d'autres sources d'images;
nous avons commencé à effectuer ce travail de construction de liens avec des
photos de Robert Capa ou de brèves séquences de films (dont un film de George
Stevens)
- connaitre la répartition géographique des lieux figurés en corrélation avec
la progression des différentes unités, combattantes ou non, de façon à
constituer une sorte de "géolocalisation" historique
- proposer une typologie des sujets frappés par la censure explicite sur
un certain nombre de photos
- repérer les mises en scènes manifestes
- expliciter la place des femmes, des soldats noirs, des très jeunes soldats
allemands, des civils, etc., qui figurent sur les photos
Il ne s'agit là que de quelques exemples d'un travail sur la globalité du
corpus qui reste à effectuer et permettrait de déterminer les thématiques
présentes, et par là, les critères, objectifs ou non, qui ont gouverné le choix
de ces photos.
Nous proposons dans ce qui suit une première approche de l'ensemble de cette
collection en examinant les "figurations de morts". Nous avons en effet
remarqué, au cours des discussions sur l'amélioration des légendes, que les
morts étaient représentés (ou non représentés...) très différemment selon
qu'ils étaient américains, anglais (ou originaires du Commonwealth), allemands
ou civils. L'article ci-dessous n'a d'autre ambition que de résumer et
illustrer ces simples observations; il va de soi que ces remarques ne
concernent que le corpus de photos en question et ne sauraient être étendues
sans précautions à l'ensemble de la couverture photographique de la Seconde
Guerre Mondiale, ou, a fortiori, à des images d'autres guerres.
Américains
Il existe plusieurs photos de morts américains dans la collection
PhotosNormandie, mais aucune qui permette la reconnaissance des cadavres. En
effet, « il existe depuis longtemps aux États-Unis un interdit de la
représentation des cadavres américains. » (cf. référence 1 page 5).
En voici quelques exemples:
Réf. p000722
Carentan, Manche
Le 17 juin, l'aumônier américain Francis L. Sampson bénit les corps des paras
tués dans le secteur de Carentan.
Les corps ont été enveloppés, au moins un dans un parachute.
Référence : page 50 du livre First US Army, Heimdal, 2004 avec une
seconde photo
En arrière plan des prisonniers allemands encadrés par des GI's sont alignées
devant des tombes qu'ils viennent très certainement de creuser. Un autre prêtre
récite une prière, ce qui laisse supposer que les corps ont été bénis par les
représentants de plusieurs religions.
Nous ignorons pourquoi la censure a effacé deux cadavres, à cette époque
l'opinion américaine acceptait les photos d'un cadavre américain pourvu qu'on
ne lui voit pas la face. Était-ce le cas ?
Quelques photos représentent des morts américains en plan resserré mais
toujours sans que les visages soient visibles:
Réf. p011286
Fromentel, Orne
Deux soldats américains tués au carrefour de Fromentel
Deux soldats de la Third Armored Divison qui comme 90 autres GI’s laisseront
leur vie au cours des engagements de leur unité entre le 14 et le 19 août 1944
à Rânes et pour le contrôle du carrefour de Fromentel. Notez la disposition
atypique de la pelle règlementaire et la modification des guêtres du soldat de
gauche.
La photo suivante a été publiée aux USA et a choqué l'opinion, peut-être autant
d'ailleurs à cause de la désinvolture du groupe de GI's visible à droite que
par le cadavre du premier plan:
Réf. p012584
Omaha Beach, après le D-Day.
Au pied d'une "rampe" en bois git le corps d'un GI qui n'a pas encore été
ramassé, à côté de deux fusils M1-Garand jetés pêle-mêle.
Sur la plage Dog White (Vierville sur Mer), le 7 juin.
Ces obstacles étaient souvent minés avec des Tellerminen antichar, mais
l'alternance des marées a empêché beaucoup d'entre elles de fonctionner.
Pour aller plus loin , cliquer
ici
C'est, parait-il, à la vue de cette photo largement diffusée aux USA que les
américains se sont émus et qu'une loi fut promulguée interdisant la publication
de photos de cadavres dans les médias.
La photo qui suit, souvent reproduite avec un cadrage qui supprime le caméraman
censuré à droite, prend un autre sens pensons-nous à la lecture de sa légende.
Une analyse rapide conduit en effet à estimer que nous avons affaire à une mise
en scène, photographiée et filmée, et que la censure a gommé le caméraman de
façon à accentuer l'effet émotionnel du recueillement manifesté par ce
couple de vieux Normands. Il n'est est rien. Nous savons que leur
recueillement est spontané et profondément sincère malgré la présence des
captations photographiques et cinématographiques:
Réf. p000713
Saint-Hilaire-Petitville, Manche
Cette photo est abondamment utilisée, pour exemple voir
ici :
Grâce à l'arrière petit fils de ce couple, nous pouvons apporter des éléments
inédits.
M. Adjutor Lecanu et son épouse Marie se recueillent sur la dépouille d'un
soldat américain.
M. Lecanu tient un bouquet de fleurs à la main gauche et il se signe.
La scène se passe sur la route d'Isigny à Saint-Hilaire-Petitville, commune
limitrophe de l'est de Carentan durant les combats soit entre le 9 et le 13
juin.
M. Lecanu était boucher-maquignon à Carentan.
Selon leur arrière petit fils : "ce n'est pas une mise en scène, ils se sont
recueillis de façon spontanée. Mon arrière grand-père était un ancien
combattant de la grande guerre, je pense que c'est un hommage aux
combattants car il a été très éprouvé par sa propre expérience."
La censure en recadrant la photo (effaçant le caméraman debout à droite avec sa
caméra à la main) a voulu renforcer l'aspect émotionnel et effacer l'impression
de mise en scène ou même de propagande.
Examen du corps du soldat:
- il repose sur le ventre face contre terre, porte son pantalon moutarde et par
dessus son pantalon HBT imprégné anti vésicant, et un blouson M-41 mais pas de
leggings.
- à quelques pas de là son ceinturon M-1936
- un tag (une étiquette) peut être médical est attaché à sa chaussure
droite.
- le corps est recouvert du " cover, protective, individual " voir la photo
p012376.
Les troupes qui ont combattu à Carentan sont la 101st US AB et la 2nd US AD. Vu
ces chaussures : ce n'est pas un parachutiste, possible que cet homme soit de
la 2nd AD, peut être même du 3/41st AIR (Armored Inf. Regt).
Cette scène a été filmée, nous recherchons le film.
Allemands
Il existe également plusieurs photos de morts allemands dans le corpus
PhotosNormandie, mais l'interdit qui concerne les représentations de cadavres
américains n'existe pas pour eux. Il s'agit bien, pour les photographes
militaires américains, de représenter l'ennemi, l'autre, l'"alien".
Les cadavres sont alors réifiés, les corps sont souvent photographiés de
face, quelquefois reconnaissables, et parfois aussi dans des situations
irrespectueuses et qui ne font pas honneur aux civils ou GI's qui les
entourent.
Réf. p012371
Sainte-Mère-Église, Manche
Des parachutistes allemands (Fallschirmjägern) entassés morts dans la benne
d'un camion.
Ils portent des tenues camouflées.
Voir la p012374 déchargement des corps par trois civils français.
A droite le cadavre d'un capitaine (Hauptmann) voir
ici les pattes de col.
A gauche un para portant le grade de Flieger, voir
ici :
On peut indiquer que le Fallshirmjager Regiment 6 du Major Friedrich August
Freiheer von der Heydte reçoit le 6 juin vers 06H00 du LXXXIV AK l'ordre
suivant :
" Le FJR. 6 va immédiatement nettoyer le secteur de Carentan puis attaquera les
parachutistes adverses entre cette ville et Sainte-Mère-Église. Les troupes
allemandes qui combattront dans le secteur du régiment lui seront rattachées
"
Le régiment perd deux Hauptmann le 8 juin 1944 : le Hauptmann Bucher de la
3.Kompanie du I./ FJR 2 et le Hauptmann Hermann 5.Kompanie du II./ FJR 6.
Les pénibles corvées de ramassage et enterrement des morts allemands étaient
souvent effectuées par des prisonniers sous la garde de soldats noirs:
Réf. p012861
Omaha, Calvados
Encadrés par des soldats noirs américains, des prisonniers allemands déchargent
des cadavres depuis un GMC sur le plateau entre E1 et E3
aménagement du cimetière à Colleville-sur-Mer
Certaines photos pourtant dures nous touchent aussi par le mélange
d'indécence et d'égard, comme celui semble-t-il manifesté par ce capitaine
au regard interrogatif qui a ôté son casque:
Réf. p011628
Cherbourg, Manche
Le 27 juin 1944, le capitaine Earl J. Topley de Saint Paul (Minnesota), regarde
le cadavre d'un soldat allemand en position assisse sur des marches devant un
portail, celui-ci a été tué après qu'il ait abattu trois de ses GI's.
Référence livre : First US Army Album Mémorial, Heimdal, 2004.
Séquence filmée
ici, timeline :
01 :00
La scène suivante où le corps mutilé du soldat allemand, dans une posture
saugrenue, est observé par deux GI's, est assez représentative de la différence
de traitement dans la représentation des victimes; elle est tout simplement
inimaginable avec un corps de soldat allié.
Réf. p013077
Roncey, Manche
Photo prise près de Roncey, le 1 août après la reddition des Allemands
encerclés dans la poche.
Des hommes de la 3rd Armored Division devant un Panzer; le cadavre d'un des
hommes d'équipage s'est retrouvé suspendu sur le canon.
Le GI de droite porte le patch de la 3RD AD US et l'insigne peinte sur le côté
gauche de son casque.
Le Panzer est un canon automoteur : Sturmgechütz III G " détruit alors qu'il
tentait de sortir de la poche.
Le Stug a vu ses munitions exploser, le flanc gauche est ouvert, le blindage
repose sur le sol derrière l'arbre. Le membre de l'équipage est peut être le
radio qui a été projeté hors du blindé les deux jambes sectionnées.
En arrière plan une jeep.
A lire livre : La guerre des GI's de Georges Bernage et Georges Cadel paru chez
Heimdal, 1994.
Cette photo est brutale de réalisme; il ne manque que le pot de cidre entre les
civils et les militaires américains, qui sont tout sourire et sans un regard
pour le cadavre à leur pied:
Réf. p012933
Trévières, Calvados
Des civils sympathisent avec des troupes américaines, un cadavre de soldat
allemand à leurs pieds.
A gauche se tient un capitaine médecin d'une ESB d'Omaha (5th ou 6th) identifié
par son casque et son brassard à Croix Rouge.
La photo aurait été prise à Trévières (sous réserve) par un photographe de la
162nd ou 165th Signal Photo Company.
Autre image brutale - déchargement de cadavres à la manière d'animaux à
l'équarrissage...
Réf. p012374
Saint-Mère-Eglise, Manche
Trois civils requis déchargent d'un camion récupéré (camouflage allemand, voir
les ridelles) des cadavres de soldats allemands (semelles cloutées).
Photo impressionnante de réalisme, voire de cruauté qui montre bien le
ressentiment des Normands envers le " boche ".
Le long de la haie se tiennent trois GI's casqués.
De nombreux corps sont déjà au sol alignés le long d'une haie, des effets
dispersés jonchent le sol, les corps ne sont pas recouverts (contrairement à
ceux des américains de la p012372).
Voir la p012371 où on voit les cadavres dans le camion avant qu'ils soient
jetés au sol à l'aide d'une corde.
Voir la p012372 même lieu avec des cadavres de soldats américains, Il semble
bien que dans la même prairie les corps des deux camps aient été réunis afin de
procéder à l'identification puis à l'inhumation.
Il y avait deux cimetières provisoires à Sainte-Mère-Eglise : un à
l'emplacement actuel du terrain de sport (celui de la photo), le second route
de Chef du Pont. Photo prise le 12 juin 1944, selon First US Army, Heimdal,
2004.
Nous avons pensé que le soldat embourbé de la photo qui suit était mort avant
de découvrir une brève séquence de film où il est manifestement vivant. Il est
possible que notre première impression ait été influencée inconsciemment par
l'histoire tragique d'
Omayra Sánchez, cette petit
fille colombienne dont l'agonie avait été filmée en 1985 suscitant de nombreux
débats sur les médias.
Réf. p012331
Quineville, Manche
Un soldat allemand tente de se dégager après avoir été enseveli par un
bombardement.
Il est vivant, on peut le voir dans un film remuant faiblement la main droite ,
voir la séquence
ici : en
22:15
Des scènes comme celles ci sont courantes après les bombardements alliés.
Quinéville était défendue par un groupement tactique improvisé: le Kampfgruppe
Müller dont la composition était la suivante :
- III Abt. du Grenadier-Regiment 922 de la 243 ID
- I Abt. du Grenadier-Regiment 920 de la 243 ID
- III Abt, du (Fest.) Grenadier-Regiment 739 de la 709 ID
- Pionier-Bataillon 243 de la 243 ID
- Schweren Artllerie-Abteilung 456 et 457 du Artillerie Regiment 621 (mot.)
Seidel. (avec 8 pièces de 122 mm et 16 pièces de 152 mm soviétiques)
- éléments du Flak Regiment 30
- les batteries de Nebelwerfer du Stellung Werfer Regiment 101 du Major
Rasner.
Ce sont les soldats du 39th Inf. Regt de la 9th US ID, commandée par le Major
General Manton Sprague Eddy, qui libéra la ville le 14 juin 1944.
Anglais ou originaires du Commonwealth, victimes
civiles
La collection PhotosNormandie ne comporte à notre connaissance
aucune photo de morts anglais ou originaires du Commonwealth (Canada, etc.) ni
de photos de victimes civiles.
Pourtant, « on déplora au total 20 000 morts parmi la population civile (dont
14 000 pour la seule Basse-Normandie), soit plus qu’il n’y eut de soldats
britanniques ou canadiens (16 000 morts) tués pendant la bataille et autant que
les pertes américaines (21 000 morts). » (cf. références 2 & 3).
Nous savons par ailleurs que les photographes du
Signal
Corps, qui ont réalisé les photos américaines présentées sur
PhotosNormandie, travaillaient la plupart du temps avec des cinéastes; et nous
connaissons des films tournés par ces cinéastes qui montrent le ramassage des
victimes civiles. Il existe aussi quelques rares photos de morts civils prises
par les photographes militaires américains. Nous en avons ainsi repéré
une, prise à Saint-Sauveur-le-Vicomte (Manche), où un parachutiste de la
82nd US Airborne extrait une petite fille morte de ruines. Cette photo ne
fait pas partie de PhotosNormandie, ce qui ne peut guère s'expliquer que
par une omission délibérée lors du choix des photos par le Conseil Régional de
Basse-Normandie à l'origine du projet. Il existe par contre dans
PhotosNormandie quelques photos de civils blessés, en général légèrement, ce
qui tendrait à montrer là encore une manière d'auto-censure dans le choix
effectué.
Les morts civils ne sont pas sur les photos mais dans les
légendes.
Les victimes civiles apparaissent en effet de manière indirecte dans les
légendes de certaines photos, comme dans les deux exemples que nous
présentons ci-dessous:
Réf. p013326
Cherbourg, Manche
Fraternisation d'une civile parmi un groupe d'américains de la 79th ID sur le
seuil d'une maison.
Photo prise le 26 juin 1944 par Weintraub.
La légende américaine de la photo précise que la famille de la jeune femme a
été tuée par les Allemands.
Réf. p011073
Rots, Calvados
Charlotte Coustenoble, réfugiée de Rots dont le père a été tué quand les
Canadiens ont pris la ville, distrait les troupes avec son violon.
Animaux
Les animaux morts, victimes de la guerre, sont également représentés
dans PhotosNormandie.
Pour la dernière photo présentée ici, elle aussi très crue, la légende
d'origine qui figure sur le site
Archives Normandie 1939-1945 mérite
d'être mentionnée:
« Bataille de Normandie : été 1944 : A l'angle d'une rue, des civils récupèrent
ce qu'ils peuvent d'une cargaison répandue sur les pavés, à proximité d'un
tombereau. ».
Je ne sais comment interpréter cette légende manifestement fausse: volonté de
ne pas choquer peut-être.
Réf. p013092
localisation inconnue
Des civils, probablement affamés, dépècent en pleine rue une carcasse de cheval
mort.
Voir aussi photo p013091
La très grande majorité des photos de PhotosNormandie sont d'origine
américaines (2546 sur 2763 photos). De nombreux aspects de la Bataille de
Normandie sont représentés, y compris dans ce que la guerre comporte de
représentations obligées des opérations de terrain, des chefs politiques et
militaires, des déploiements d'unités et matériels de toutes sortes, mais
aussi de souffrances, de destructions, d'exodes, etc. Si l'on s'en tient à la
figuration des morts par contre, on observe un déséquilibre total qui
renvoie des corps anonymes américains à des corps allemands quasiment
animalisés et chosifiés. A cela s'ajoute le fait que nombre de morts
"indécents" n'ont pas été photographiés, que ce soit à cause de leur caractère
horrible (cas de l'écrasement de la poche de Falaise-Chambois) ou en raison du
secret qui entourait alors certains événements qui n'ont d'ailleurs
peut-être pas été filmés ou photographiés; on peut citer, concernant ce dernier
cas de "silence photographique", les pertes liées aux tirs amis (
friendly fires), en
particulier en juillet 1944 près de Saint-Lô lors de l'opération Cobra, ou
encore les premiers essais de napalm qui eurent lieu à cette époque à l'île de
Cézembre en baie de Saint-Malo et à côté de Coutances.
Il reste néanmoins, malgré ces observations et le caractère évidemment limité
de la collection PhotosNormandie, que celle-ci nous semble remarquable et digne
d'intérêt tant sur le plan historique que photographique; en cela, les
photographes militaires de l'époque étaient certes des témoins subjectifs,
mais peut-être guère plus que les modernes "
embedded journalists"
qui couvrent les guerres modernes. Leur témoignage est simplement humain.
J'ai hésité longtemps à rédiger ce billet dont le sujet pourra étonner.
Si je reviens sur la collection PhotosNormandie à l'avenir, j'essaierai d'être
plus "léger", promis...
Crédit des photos
"Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives USA" et "Conseil
Régional de Basse-Normandie / Archives Nationales du CANADA"
Lire les conditions d'utilisation sur le site
Archives Normandie
1939-1945.
Je remercie tous les participants du projet PhotosNormandie pour la qualité de
leurs recherches et de leurs interventions.
Références et notes
-
Les mythes et les réalités du "zéro mort" : comparaison franco-américaine
(format Word) par Pascale Combelles-Siegel et François Géré, décembre 2001,
Ministère de la défense / Délégation aux affaires stratégiques.
Il convient de préciser qu'il existe des photos de soldats américains dont le
visage est reconnaissable ou en tout cas visible. Mais ces photos ne furent
jamais publiées à notre connaissance. On a ainsi retrouvé tout récemment la
photo du correspondant de guerre Ernie Pyle peu de temps
après sa mort sur l'île de Shima le 18 avril 1945; son visage est visible.
- Les
victime civiles sur le site NormandieMemoire
- Mémorial 1944 des
Victimes Civiles - Centre de Recherche d'Histoire Quantitative (C.R.H.Q.) -
Université de Caen
- La
fonction émotive de l’image : Faut-il tout montrer ? par Cédric Baxa et
Annick Lefevre, s.l., s.d.
- La Fabrique des images contemporaines, sous la direction de Christian
Delage, textes de Christian Delage, Vincent Guigueno et André Gunthert,
Editions du Cercle d'art, 2007. En particulier "Le débarquement de 1944 par
Capa (1944), Darryl Zanuck (1962) et Steven Spielberg (1998)"