Du bruit au signal (et inversement)

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lundi 4 août 2008

Conférence "Document Numérique et Société" - 17-18 novembre 2008 - CNAM-Paris

La deuxième conférence « Document numérique et Société »  favorisera les observations et les retours des pratiques de terrain mais aussi les réflexions plus théoriques sur les concepts et les modèles qui sont en train de renouveler l’étude du champ documentaire.
Elle se tiendra les 17 et 18 novembre 2008 - CNAM-Paris - Amphi Abbé Grégoire
Les inscriptions sont ouvertes.

J'y présenterai une communication intitulée:
Une plate-forme sociale pour la redocumentarisation d'un fonds iconographique

vendredi 22 février 2008

Web 2.0 et propriété documentaire privée

Michel Roland a écrit récemment une série de billets à propos de la récupération difficile des métadonnées d'images sur Flickr: ici, , et encore .
Je considère pour ma part Flickr uniquement comme un outil permettant d'abord de publier et organiser des images et ensuite de les annoter collectivement. Un album moderne en quelque sorte. Un bel outil, certes, mais rien d'autre qu'un outil que l'on doit pouvoir abandonner pour un autre. Comme un album là encore qui deviendrait usé, fatigué et devrait être remplacé. Ce qui signifie, en poursuivant la comparaison, que les annotations de photos que je souhaite conserver ne doivent en aucun cas figurer sur l'album lui-même, mais au dos de mes photos. Seules les annotations que je juge sans intérêt (il y en a) peuvent être jetées avec l'album. Autrement dit, je dois gérer ce que je considère comme des métadonnées intéressantes en rédigeant une description éventuellement avec l'aide d'annotations éphémères; les métadonnées ainsi rédigées deviennent alors ma propriété documentaire privée, et elles doivent être totalement indépendantes de Flickr.
Pour prendre une autre analogie, Flickr est comparable à une banque à laquelle j'ai confié mes comptes; et bien sûr, j'attends de ce service que je puisse le quitter quand je veux pour un autre établissement en récupérant l'intégralité de mes comptes (images et légendes). C'est pourquoi je n'ai jamais bien compris les questions d'export de métadonnées ou de migration de photos légendées d'une plate-forme à une autre (Zooomr/Flickr par exemple dans ce billet). Une plate-forme qui ne me permet pas de disposer à tout moment de mes images accompagnées de leurs légendes n'a aucun intérêt. Poubelle.
C'est en ce sens que j'ai testé diverses plate-formes au moment du lancement de notre projet PhotosNormandie et que mon choix s'est porté sur Flickr.
Les raison précises sont les suivantes:
Flickr est capable de reconnaitre automatiquement certains champs des standards IPTC et XMP (les légendes "au dos" de mes images):
  • Object Name (n° 5) s'affiche en titre, en haut de l'image Flickr
  • Caption (n° 120) s'affiche comme description, sous l'image
  • Keywords (n° 25), City (n° 90), Province/State (n° 95), Country Name (n° 101) s'affichent comme tags à droite de l'image.
  • si l'image contient aussi des informations XMP, celles-ci sont utilisées en lieu et place des informations IPTC correspondantes, exceptées pour les mots-clés (n° 25) qui sont toujours affichés sur Flickr (i.e. les mots-clés XMP ne sont jamais utilisés par Flickr pour une raison qui m'est obscure).
Tout ceci est très simple en fait et nécessite juste de rédiger les légendes à l'aide d'un éditeur IPTC quelconque (il en existe des dizaines dont plusieurs gratuits), puis d'envoyer les images légendées sur Flickr. Pas un gramme d'API Flickr ou autre geekerie (pour le travail collaboratif sur PhotosNormandie j'ai effectivement un peu développé pour me simplifier le travail mais cela n'a rien à voir avec le principe d'appropriation des métadonnées que je viens d'évoquer).
Il existe d'autres solutions pour arriver à un résultat similaire comme celle de la Library of Congress qui maintient un lien entre ses photos sur Flickr et ses notices au format Marc (remarquez sur leurs photos le petit sous-menu “Afficher les tags de programmation” en dessous des tags habituels à droite de la photo).

Parmi les inconvénients de Flickr, qui éventuellement me feraient changer de plate-forme si je trouvais mieux, les plus importants sont:
  • le manque de stabilité des URL quand on remplace une image nouvellement légendée
  • l'"aplatissement" des champs distincts (mots-clés, ville, pays) dans le fourre-tout que sont les tags
  • la non récupération d'autres champs IPTC qu'il serait intéressant d'afficher
Je ne prétends pas que cet usage de Flickr soit représentatif; il correspond juste à ce que j'attends à peu près d'une telle plate-forme.
(Le titre de ce billet est un clin d'œil à celui de Jean-Michel Salaün, Web 2.0 : accumulation primitive du capital documentaire..?.)


dimanche 10 février 2008

Tournez les pages de votre PDF

Après Scribd et consoeurs, voici Issuu qui non seulement widgétise votre PDF, mais y ajoute ce côté tourne livre si désuet mais qui plait tant et qui manquait à Scribd. Manque plus que le bruit de la feuille ;-).
.../...
Par Hubert Guillaud sur lafeuille
Vu aussi sur Bibliobsession et La mémoire de Silence

mercredi 6 février 2008

Visite de chantier du TGE-Adonis, le 4 février 2008

Le TGE-Adonis est un Très Grand Equipement dont l'ambition est de proposer un accès unifié aux données et documents numériques des sciences humaines et sociales. En août dernier, le TGE-Adonis a lancé un appel à projets « Outils innovants de traitement numérique pour la valorisation et la diffusion des données ». Soft Experience (ma petite entreprise...) a répondu en proposant un projet d'indexation sociale de fonds iconographiques.
Lundi dernier, le TGE-Adonis organisait sa première visite de chantier et à cette occasion j'ai appris que le choix de 23 projets retenus parmi les 93 proposés avait été réalisé depuis novembre 2007. Je n'avais pas été averti de ce choix comme d'ailleurs plusieurs autres participants à cette visite de chantier! Mon projet n'a pas été retenu, mais je m'y attendais et ce n'est pas très grave.
Une vingtaine de présentations se sont succédées portant sur différentes initiatives dans le secteur de l'accès aux données et documents en sciences humaines.
En fin de réunion, une représentante de la BnF s'est étonné, avec vigueur, que la BnF n'ait pas été conviée à présenter ses projets. Ambiance...
Il s'agit du second "démarrage" du TGE-Adonis après ce qui ressemblait fort à un fiasco. Attention, il n'y aura pas de troisième tour, ou plutôt, c'est Google qui ramassera la mise en cas d'échec cette fois ci.

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