Le projet
PhotosNormandie boucle
sa troisième année d'activité le 29 janvier prochain et franchit aujourd'hui le
cap des 5 millions de visites.
Je remercie tous les participants qui nous ont
communiqué des informations, des références, des pistes de recherche
intéressantes - en particulier le « noyau dur » du projet : Michel Le Querrec,
bien sûr, qui réalise un exceptionnel travail de collecte, synthèse et
rédaction, ainsi que Claude, BS, François, et quelques autres passionnés. Le
fait que les participants à PhotosNormandie ne se
connaissent pas "in the real life", situation que je jugeais
assez anecdotique il y a 3 ans, m'apparait désormais comme l'un des attraits
essentiels de l'expérience : constituer sur Internet un
véritable groupe de recherche ouvert dont
la méthodologie et les résultats sont facilement vérifiables.
Merci aussi aux archivistes, documentalistes, historiens,
bibliothécaires, visualistes, iconographes, photographes, qui se sont
intéressés à ce projet, m'ont invité dans différents colloques ou séminaires
pour en discuter et ont permis que je m'exprime dans leurs revues. Nouer des
liens avec tous ces professionnels, sur des sujets très divers et souvent
passionnants, constitue l'une des grandes satisfactions apportées par ce
projet.
Je remercie enfin les musées, bibliothèques ou archives de divers
échelons, établissements publics, associations, agences photographiques,
médias, en bref les détenteurs français de documents ou d'images en
relation avec notre sujet. L'attitude constante depuis trois années de ces
institutions et organismes vis-à-vis d'Internet nous a paradoxalement
stimulé.
Certains en effet sont totalement absents du Web, pour d'autres le rare
matériel proposé en ligne est de médiocre qualité, pour la plupart les
descriptions associées aux images sont très approximatives, la maintenance et
le suivi des sites événementiels ne sont pas assurés, leurs fonds les plus
intéressants sont consultables uniquement sur place et réservés aux chercheurs,
le plus souvent il est interdit de réaliser des captures d'écrans, on facture
au prix fort une numérisation en stipulant des conditions d'usage strictes et
en évitant soigneusement de mettre à disposition le document digital sur
Internet, la simple copie d'un fichier sur une clé USB est payante, personne ne
répond aux mails, et bien sûr quand on parle « patrimoine » et « bien public »
on vous répond « copyright » et « ventes ».
Sans cette politique de détention des documents, sans la
désinvolture, la méfiance et la frilosité de ces établissements envers les
possibilités ouvertes par Internet, nous n'aurions peut-être pas sollicité
aussi fréquemment et avec un tel succès les connaissances encyclopédiques et
les impressionnantes documentations accumulées par de nombreux passionnés,
labouré encore et encore les recoins d'Internet pour dénicher de multiples
références, images ou informations, bâti et détruit des hypothèses, laissé en
friche des sujets ouverts pour les reprendre des mois plus tard. Enfin et
surtout, nous n'aurions peut-être pas eu autant de plaisir à partager nos
petites découvertes. Quand Google s'intéressera vraiment à la diffusion des
collections amassées par ces échoppes et que celles-ci seront alors réduites à
l'état de conserveries, nous les regretterons. Un tout petit peu.
Statistiques du compte Flickr PhotosNormandie le 12
janvier 2010
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