Du bruit au signal (et inversement)

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mercredi 30 avril 2008

IPTC Photo Metadata 2008


Remarques sur le document IPTC Photo Metadata 2008


L'IPTC vient de publier le draft IPTC Photo Metadata 2008.
Il s'agit d'un document de travail sur l'évolution du schéma IPTC Core version 1.0.
La discussion est ouverte jusqu'au 15 mai 2008 sur le groupe Yahoo iptc-metadata.

IPTC Photo Metadata 2008 regroupe deux schémas:
  • IPTC Core 1.1 qui succède à IPTC Core 1.0 adopté en 2004.
    Rappel: IPTC Core redéfinit en XMP les métadonnées de l'"ancienne" technologie IPTC/IIM, c'est-à-dire les champs IPTC habituels; quelques champs nouveaux qui n'existaient pas en IPTC/IIM font aussi partie de l'IPTC Core.
  • IPTC Extension 1.0 est complémentaire de l'IPTC Core 1.1 et décrit des propriétés plus fines ainsi que certains champs concernant la gestion des droits issus du schéma PLUS (Picture Licensing Universal System).
L'utilisateur pourra donc choisir entre:
  • utiliser seulement l'IPTC Core, ce qui permettra une grande compatibilité avec l'ancien standard IPTC/IIM mais avec un jeu de métadonnées limité
  • utiliser conjointement l'IPTC Core et l'IPTC Extension; il disposera alors d'un ensemble de métadonnées plus évoluées et spécialisées mais présentant moins de compatibilité avec l'IPTC/IIM
Évolution de l'IPTC Core de 1.0 à 1.1
Peu de nouveautés sont apparues

Localisation: Country, Province or State, City, Sublocation
En IPTC Core seul (1.0 ou 1.1), 4 niveaux permettent la description du lieu (Country+Country Code, Province or State, City, Sublocation) en redéfinissant les champs IPTC/IIM habituels.

En IPTC Core 1.1 + IPTC extension 1.0, les champs de localisation IPTC Core sont considérés comme un héritage (legacy) et il est préférable d'utiliser les champs plus évolués de l'IPTC Extension où l'on distingue deux localisations:
  • Location In the Image, avec 5 niveaux (World Region, Country+Country Code, Province or State, City, Sublocation), qui décrit le lieu apparaissant sur la photo
  • Location Created, également avec 5 niveaux(World region, Country+Country Code, Province or State, City, Sublocation), qui décrit le lieu de la prise de vue, et doit donc correspondre, sous une forme textuelle, à la localisation GPS si la photo est géolocalisée.
Copyright
Le champ IPTC Core Copyrigth est complété et précisé par 3 nouveaux champs dans le schéma IPTC Extension: Copyright Owner, Copyright Owner ID, Copyright Owner Name.
L'utilisateur a la responsabilité de maintenir la cohérence entre les 4 champs.

Credit
Le champ IPTC Core 1.0 Provider change de nom et s'appelle Credit Line en IPTC Core 1.1 de façon à correspondre à la terminologie habituelle, c'est-à-dire à photoshop:Credit en XMP et Credit en IPTC/IIM.

Reportages
(d'après une discussion sur le groupe iptc-metadata)
L'IPTC préconise:
  • de renseigner le champ contrôlé Intellectual Genre (IPTC Core) avec le libellé Feature pour signaler qu'une photo fait partie d'un reportage; ce champ correspond en théorie au n° 04 (Object Attribute Refrence) dans l'IPTC/IIM mais celui-ci n'est patiquement jamais utilisé dans les logiciels habituels (il n'existe pas dans Photoshop ou Fotostation par exemple)
  • de renseigner le champ Job Id (IPTC Core) avec le nom du reportage; ce champ est implémenté sur photoshop:TransmissionReference en XMP et correspond au champ n° 103 (Original Transmission Reference) dans l'IPTC/IIM
Rappel: les champs Urgency, Category, Supplemental Category sont considérés comme obsolète par l'IPTC et ne font pas partie de l'IPTC Core bien qu'ils soient parfois présents dans les implémentations (comme dans Photoshop par exemple).

IPTC Extension 1.0
Tout est nouveau dans ce schéma.
    Espace de noms XMP: http://iptc.org/std/Iptc4xmpExt/2008-02-29/
    Préfixe XMP: Iptc4xmpExt
On note que l'IPTC abandonne pour ce nouveau schéma la numérotation par version et adopte une référence par date alors que l'IPTC Core 1.1 conserve l'espace de nom de la version 1.0 pour des raisons de compatibilité.
Les nouveaux champs de ce schéma sont regroupés ci-dessous par grandes fonctions; voir le document original de l'IPTC pour les détails.

Gestion de l'image
Digital Image GUID (Globally unique identifier), Image Registry ID (Image ID, Organisation ID), Image Supplier

Informations techniques sur l'image
Max Avail Height,  Max Avail Width, Digital Source File Type (géré selon un vocabulaire contrôlé)

Informations générales sur le contenu
Person in the Image, Event

Gestion des droits
Comme mentionné ci-dessus, le champ IPTC Core Copyright est complété en IPTC Extension par Copyright Owner, Copyright Owner ID, Copyright Owner Name.
IPTC Extension introduit aussi les champs Image Creator et Licensor.

Informations concernant le modèle (pour les model-released)
Model Age, Minor Model Age Disclosure, Additional Model Information, Model Release Id (fourni par PLUS), Model Release Status (géré selon un vocabulaire contrôlé défini par PLUS)

Informations concernant la propriété (pour les property-released)
Property Release ID (fourni par PLUS), Property Release Status (géré selon un vocabulaire contrôlé défini par PLUS)

Informations concernant l'œuvre ou l'objet figurant sur l'image
Artwork or Object in the Image contient les informations structurées suivantes: Copyright Notice, Creator, Date Created, Source, Source Inventory Number, Title qui concernent l'œuvre ou l'objet figurant sur l'image. Une bonne nouvelle pour les photos d'œuvres...

Informations concernant l'organisation figurant sur l'image
Name of organisation in the Image, Code of organisation in the Image (géré selon un vocabulaire contrôlé)

Informations contrôlées
Controlled Vocabulary Term (géré selon un vocabulaire contrôlé comme son nom l'indique...)

Localisations
comme mentionné ci-dessus, IPTC Extension introduit une distinction entre Location In the Image (lieu apparaissant sur la photo) et Location Created (lieu de prise de vue); chacune de ces 2 localisations est décrite par une hiérarchie à 5 niveaux (World Region, Country+Country Code, Province or State, City, Sublocation) au lieu de 4 niveaux en IPTC Core 1.0 et en IPTC/IIM.

dimanche 27 avril 2008

"IPTC Photo Metadata 2008" (draft en discussion)


L'IPTC vient de publier le draft IPTC Photo Metadata 2008.
Il s'agit du document de travail de l'IPTC Core version 1.1 et de la nouvelle spécification IPTC Extension version 1.0 qui complètera l'IPTC Core.
Les discussions sont ouvertes jusqu'au 15 mai 2008 sur le groupe Yahoo iptc-photometadata.

Une interface graphique pour ExifTool

ExifTool de Phil Harvey est certainement l'un des meilleurs utilitaires libres pour travailler avec les métadonnées Exif, IPTC/IIM et XMP des images numériques. C'est un utilitaire en ligne de commande.

ExifToolGui de Bogdan Hrastnik permet d'utiliser ExifTool dans une interface graphique à l'aide de quelques clics et sans ligne de commande.
ExifToolGUI n'implémente pas toutes les fonctionnalités de ExifTool mais l'essentiel y est; il permet ainsi d'afficher et éditer facilement un grand nombre de métadonnées, d'importer et exporter des métadonnées selon différents formats y compris XMP, d'effacer des jeux de métadonnées, de synchroniser les informations IPTC/IIM avec les informations XMP correspondantes (et vice versa). C'est un excellent utilitaire, pour Windows seulement hélas.

vendredi 4 avril 2008

Un webcast présentant le projet de la Library of Congress sur Flickr

Opening the Photo Vaults: A Web 2.0 Pilot Project to Enhance Discovery and Gather Input for the Library's Photograph Collections
C'est ici

mercredi 2 avril 2008

Je rejoins Pixways/PixPalace

Je rejoins la société Pixways début avril comme directeur du développement.

PixPalace, le principal produit de PixWays, est devenu en quelques années le portail d'agences photos majeur en France. Avec près de 4 millions de photos en ligne et 15 000 photos nouvelles par jour en provenance de plus de 80 agences, PixPalace constitue une offre incontournable pour la presse, les agences de publicité, l'édition et les agences web.

J'ai suivi régulièrement le développement de PixPalace, en particulier sur les problématiques de métadonnées des images. Avec la croissance de la société, de nouveaux projets importants sont engagés; ils s'annoncent particulièrement intéressants et je participerai donc directement à leur développement.

Soft Experience, ma propre structure, continue ses activités en se concentrant sur son activité de développement de logiciels, essentiellement sur les métadonnées et technologies XML.

Il est possible que ce blog devienne assez irrégulier...

dimanche 30 mars 2008

Mise en scène de photos historiques - la "time machine" du Spiegel Online

Il y a quelque temps, le Spiegel Online a lancé un ambitieux portail collaboratif nommé einestages.de (un de ces jours) pour "collecter les témoignages de tout un chacun sur des sujets d'histoire contemporaine afin de constituer une mémoire nationale collective accessible à tous" (voir par ex. ici).
Le site a récemment mis en place une innovation afin de mieux naviguer dans un corpus de photos historiques, la Zeitmaschine (Time Machine) qui permet de naviguer visuellement dans une collection de photos.
Imaginez que vous voguiez dans une navette spatiale à travers l'univers: les années défilent, et des masses de photos relatives aux événements contemporains s'affichent. Techniquement, il s'agit d'une application Flash qui fonctionne plutôt bien si vous disposez d'un ordinateur rapide. Bien entendu, vous pouvez choisir la date ainsi que la vitesse de défilement des photos à l'aide de la molette de souris.
Quand on clique sur une photo intéressante, la Time Machine s'arrête et un bref descriptif de la photo sélectionnée s'affiche.
L'application est visuellement attrayante et ludique mais une photo ne suffit pas toujours pour plonger de manière significative l'utilisateur dans les événements contemporains.
L'intérêt de la Time Machine serait encore plus grand si quelques brèves informations étaient fournies sur un simple clic. Bien sûr, tout le monde veut maximiser la présentation des pages. Mais dans ce cas, je crains que l'application ne soit réduite à un gadget ludique et ne soit pas une source d'inspiration pour découvrir l'histoire contemporaine.

Adapté d'un billet de Martin Kohls sur Eye-blogger (the blog over visual journalism).

Commentaire:
Pour "mettre en scène" un corpus de photos historiques, il me semble qu'il serait intéressant d'associer ce genre de navigation temporelle à l'aide d'une échelle de temps et la géolocalisation des photos sur une carte (pour les images géolocalisables bien entendu). C'est l'idée que j'ai proposée à la fin de ma présentation Géolocalisation des images numériques fixes disponible sur Scribd, Slideshare et Issuu. Il s'agit de généraliser la géolocalisation en exploitant non plus seulement les coordonnées spatiales d'un lieu mais les coordonnées spatio-temporelles d'un événement. J'aimerai avoir le temps d'appliquer cette idée à la collection PhotosNormandie...

samedi 29 mars 2008

Le TIFF est trop lourd

« De plus en plus en plus nombreuses sont les institutions qui croulent déjà sous le poids des fichiers résultant de leurs campagnes de numérisation et qui, planifiant les campagnes à venir, se rendent compte que cela va coûter cher, très cher en simple stockage. Partant de ce constat, la Koninklijke Bibliotheek (la bibliothèque nationale néerlandaise) a décidé de réviser sa stratégie de conservation. Jusqu"à présent, elle faisait comme tout le monde, en conservant ses masters au format TIFF, sans compression aucune. Dans un rapport tout récent, elle livre les résultats de la réflexion et des tests qu'elle a menés pour déterminer quels formats pourraient constituer une alternative au TIFF pour la conservation à long terme de ses masters. »
.../...

Billet complet sur Thinking Twice

La conclusion du rapport recommande JPEG 2000.
On peut s'étonner qu'il ne mentionne pas le format JPEG XR qui devrait en théorie succéder au JPEG (voir mon billet Format JPEG XR, hâtons-nous lentement) et qu'il semble ignorer que, malgré ses indéniables qualités, le format JPEG 2000 souffre d'un grave handicap: il est très peu supporté et l'industrie l'ignore pratiquement.

jeudi 27 mars 2008

Adobe sort une première version de Photoshop en ligne

« “The Future is Now” voilà comme l’évangeliste des interfaces riches de chez Adobe annonce la sortir de Photoshop Express, la première version officielle de Photoshop entièrement en ligne. Cette application web, réalisée en Flex évidemment, a été rendu disponible à tous cette nuit et montre bien la volonté d’Adobe d’étendre à termes sa suite logicielle directement sur le web. »
(Frédéric Cozic sur blog.aysoon.com)

« Mais Photoshop Express n’est pas tout à fait Photoshop. Il s’agit bien d’une version très allégée pour le grand public et certainement pas pour les professionnels.
Et cette différence constitue sa force et sa faiblesse. Il n’existe que 17 fonctionnalités d’édition sur Photoshop Express; soit une toute petite fraction de ce que l’obtient avec Photoshop pour $650. Et ces 17 fonctionnalités sont destinées à toutes sortes d’effets et de filtres. Pas pour tracer des lignes, rajouter du texte ou créer des formes. Tout juste est-il possible de retoucher des yeux rouges ou des zones indésirables, de modifier les tons et les couleurs, entre autres.
Une fonctionnalité innovante de Photoshop Express est la possibilité donnée de modifier un filtre déjà appliqué à une photo. Il suffit de 'cocher' la case correspondante au filtre pour l’enlever de votre image; les différentes modifications apparaissent sous forme de pellicule de film avec toutes les versions réalisées. Cette fonctionnalité “undo” (défaire) comble en quelques sorte l’absence des calques qui forment la base de tout travail sur Photoshop.
Photoshop Express se diffère aussi en proposant une solution d’hébergement et de partage des photos en ligne. Vous pouvez stocker jusqu’à 2GB de photos depuis votre bureau ou depuis Facebook, Photobucket ou Picassa. Des fonctionnalités d’export et de SlideShows sont aussi disponibles. »
(Michael Arrington/Ouriel Ohayon sur TechCrunch)

voir aussi sur 2803, NetEco, Ecrans.fr

Premières observations:

  • le caractère @ n'est pas accepté depuis un clavier français, il faut procéder par copier/coller du login...
  • les métadonnées IPTC et XMP sont perdues lors d'une édition
  • il est possible d'ajouter une légende (caption) mais celle-ci n'est pas sauvegardée comme information IPTC et/ou XMP

mardi 25 mars 2008

L'actualité géolocalisée

À l'occasion du lancement de Metacarta GeoSearch News (voir ci-dessous), voici une petite liste de sites proposant des informations d'actualités géolocalisées, c'est-à-dire figurées sur une carte ou une mappemonde:
  • Metacarta GeoSearch News
    • affichage: cartes Google Maps
    • source des informations: agrégation de fils d'actualités
    • mise à jour chaque heure, les informations sont catégorisées, possibilité de recherche par localisation
  • Yahoo! NewsGlobe
    • affichage: mappemonde en animation Flash
    • source des informations: nouvelles principales (top stories) de Yahoo! News sur un globe, donc peu de nouvelles sont proposées
    • possibilité de visualisation en mode automatique ou en mode interactif
  • Global Incident Map
    • affichage: cartes Google Maps
    • source des informations: compilation de sources ouvertes par Terroristwarning.com et Transitsecurityreport.com; recensement des actes terroristes et problèmes d'insécurité dans le monde
    • mise à jour toutes les 5 minutes
    • possibilité de filtre par types d'incident, par pays, villes, dates
  • EMM NewsBrief et EMM NewsExplorer
    • affichage: Google Earth dans NewsBrief (cliquer sur le bouton Map en haut) et Flash dans NewsExplorer
    • source des informations: Europe Media Monitor qui recueille, rassemble et analyse des articles de sites de journaux en ligne du monde entier; projet du JRC (Joint Research Centre) de la Commission Européenne
  • Newsmap
    • affichage: SVG, attention, le plugin SVG est nécessaire
    • source des informations: Reuters (quelques dépêches)
    • "Newsmap est une représentation instantanée de l'état du monde fondée sur le géo-référencement des dépêches d'agences de presse. Plus un pays est cité dans le flux d'une agence, plus sa mise en évidence est importante." (réalisation: Sysin)
Voir aussi: Mapperz, Outils Froids,
À suivre également le projet MapNews de Marty Kupe (affichage MapQuest, source des informations: AOL).
Si vous connaissez d'autres réalisations ou projets, je suis intéressé...

Quand peut-on dire que deux algorithmes sont identiques ?

When Are Two Algorithms The Same? par Andreas Blass, Nachum Dershowitz, et Yuri Gurevich.

« On considère généralement que les algorithmes sont plus abstraits que les programmes qui les implémentent. La manière naturelle de formaliser cette idée est de considérer que les algorithmes constituent des classes d'équivalence de programmes selon une certaine relation d'équivalence appropriée. Nous soutenons dans cet article qu'il n'existe pas de telle relation d'équivalence.  »

"Capturer" la notion intuitive d'algorithme (de façon analogue à la thèse de Church-Turing qui tente de "capturer" la notion intuitive de calculabilité) signifie être capable de proposer une définition de la relation d'équivalence qui relie deux algorithmes identiques (et pas seulement deux algorithmes qui calculent la même fonction). L'objet de l'article est de mettre en avant plusieurs difficultés concernant cette tentative et de donner des exemples qui indiquent que la notion intuitive n'est pas suffisamment bien définie pour permettre de définir une relation d'équivalence précise.
L'argument principal est que l'équivalence entre algorithmes est une notion subjective.
L'article aborde aussi des problèmes analogues comme la question de reconnaître quand deux preuves sont identiques ou deux idées sont identiques.

Lire aussi les billets sur God Plays Dice et Lambda the Ultimate.

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